"Ce qu'il faut maintenant, ce sont des mesures concrètes et des financements précis", a dit Viviane Reding dans un entretien avec le quotidien Le Soir.
"Une mesure concrète, d'ailleurs encouragée par la Commission européenne, serait la levée des 'mesures transitoires' qui limitent l'accès des Roumains et des Bulgares au marché du travail en France. Cette mesure enverrait un signal fort aux Roms originaires de ces pays", ajoute-t-elle.
Une réunion sur les Roms doit se dérouler dans l'après-midi à Paris autour du Premier ministre Jean-Marc Ayrault après des démantèlements de camps pendant l'été.
A la suite de ces démantèlements, la Commission a replacé début août la France sous surveillance, comme en 2010, et rappelé la nécessité du respect des garanties contre les expulsions arbitraires et les traitements discriminatoires.
"Les campements illicites posent problème et les autorités nationales ont raison de s'y intéresser. L'éloignement des Roms du territoire n'est cependant pas la solution à ce problème : c'est une politique à court terme, sans effets durables. C'est l'intégration économique et sociale qu'il faut privilégier", estime Viviane Reding.
Cette intégration "est autant la responsabilité du pays d'accueil que du pays d'origine. Nous parlons de citoyens européens", a-t-elle dit.
Jean-Marc Ayrault s'est déclaré mercredi matin "favorable à une évolution" des mesures transitoires de l'UE, qui restreignent jusqu'à fin 2013 l'accès au marché du travail des ressortissants de Roumanie et de Bulgarie dans une dizaine de pays de l'UE, dont la France. Celles-ci limitent le marché de l'emploi à seulement 150 métiers dits "en tension" après la délivrance d'un permis de travail et le paiement d'une taxe.
Belga




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