"J'ai fait la proposition de mettre l'infrastructure de BruMil (l'aéroport militaire) à disposition", a-t-il indiqué devant la presse en large du sommet de l'Otan de Chicago.
Il a notamment évoqué la possibilité d'assurer l'entretien de ces avions à Melsbroek.
Les pays européens ont décidé de collaborer pour renforcer leurs capacités dans le ravitaillement en vol des avions militaires, l'une des principales lacunes constatées lors de la guerre en Libye.
Les ministres européens de la Défense ont signé le 22 mars dernier à Bruxelles une "déclaration politique" qui souligne "la nécessité de développer des solutions innovantes, économiques et flexibles dans un contexte financier difficile" dans le domaine du ravitaillement aérien.
Ce projet, complexe à mettre en œuvre, est l'une des initiatives portées par l'Agence européenne de la Défense (AED), initiée pour encourager les pays à renforcer ensemble leurs moyens militaires alors que les États-Unis se désengagent partiellement du continent.
Huit à dix ravitailleurs
A terme, il s'agirait pour un nombre encore à déterminer de pays, d'acheter de huit à dix avions ravitailleurs en vol en partageant les coûts, sur le modèle du programme de l'Otan qui a permis à seize pays d'acquérir en commun trois avions de transport stratégique Boeing C-17 "Globemaster III" de fabrication américaine, qui sont basés en Hongrie.
Durant l'opération "Unified Protector" de l'OTAN en Libye, les avions européens avaient effectué l'essentiel des missions de combat, mais 80% des vols de ravitaillement avaient été assurées par les Etats-Unis, faute de moyens suffisants pour les Européens.
Belga




![[x]](http://www.static.rtbf.be/rtbf/www/images/common/old_browser/close.png)










