"La menace persiste, parce qu'il n'y a eu aucun démenti de cette menace", a affirmé le ministre des Affaires étrangères, Ricardo Patino, dans une déclaration publiée sur le site officiel du gouvernement équatorien.
Mercredi, à la veille de l'annonce par l'Equateur qu'il accordait l'asile au cyber-militant australien, Quito a déclaré avoir été informé par les autorités britanniques de la possibilité que Julian Assange, qui doit être extradé vers la Suède, soit arrêté dans l'ambassade équatorienne.
L'inviolabilité des amabassades
Au cours d'une discussion avec des responsables équatoriens, le chargé d'affaires britannique à Quito a attiré mercredi l'attention de ses interlocuteurs sur l'existence d'une loi britannique de 1987 prévoyant que des locaux diplomatiques puissent perdre leur inviolabilité dans certains cas.
L'Equateur a vivement protesté contre cette éventualité. Londres a assuré jeudi au plus haut niveau qu'il n'était pas question d'une intrusion dans l'ambassade.
Londres tempère
"Il n'y a dans cette affaire aucune menace d'un assaut de l'ambassade", a déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague, soulignant au contraire que le dénouement du cas Assange pourrait prendre "un temps considérable". Les Equatoriens "ont déformé nos propos", a déclaré à l'AFP un responsable britannique.
Mais pour Quito, qui affirme avoir reçu un document écrit évoquant la possibilité d'une intrusion, la menace persiste puisque, selon M. Patino, "il n'y a pas eu un autre document désavouant le premier document, ou des excuses pour la menace proférée".
Une réunion ce samedi
Le gouvernement équatorien a convoqué pour samedi à Guayaquil, dans le sud-ouest de l'Equateur, une réunion de ses alliés de l'Alliance bolivarienne pour les peuples d'Amérique (Alba) pour analyser les tensions entre Quito et Londres. Les ministres des Affaires étrangères de l'Union des nations sud-américaines (Unasur) doivent aussi examiner la question dimanche, également à Guayaquil.
AFP




![[x]](http://www.static.rtbf.be/rtbf/www/images/common/old_browser/close.png)









Faire un commentaire
sans quoi, nous nous réservons le droit de supprimer votre réaction.