L’élection de François Hollande à la présidence de la République française va-t-elle changer la donne au niveau européen ? Interrogé par Bertrand Henne, le député européen du groupe libéral Louis Michel insiste pour dire : "Il faut arrêter de laisser croire que c’est Mr Hollande qui a inventé la notion de relance. Bien avant lui, les libéraux ont dit qu’il fallait absolument des politiques de croissance, qui passent par la mobilisation de moyens financiers concomitamment à de la rigueur budgétaire. Nous sommes tous d’accord pour essayer de dégager des moyens financiers : taxe sur les transactions financières, euro-obligations, mettre un terme aux dépassements des dettes souveraines. Mais tout cela ne peut se faire, et n’aura l’aval des Allemands et d’un certain nombre d’autres pays que s’il y a d’abord des réformes structurelles qui permettent de garantir la rigueur. Et ce à juste titre. C’est là où il y a un malentendu dans le discours de Mr Hollande".
Louis Michel n’est pas opposé à renégocier le dernier pacte de discipline budgétaire : "Ceci dit, il y a des éléments de relance dans ce traité. Donc il faut qu’on mette d’abord en ordre la maison, avant de mettre des moyens financiers sur des investissements, par exemple dans l’énergie, la restructuration des grands secteurs industriels en Europe ou ce qui touche à la communication. On est tous d’accord mais le problème est de savoir si on est bien d’accord d’associer ces politiques-là à des politiques de rigueur budgétaire absolue. L’Europe n’est pas seule au monde : les pays émergents sont à nos portes et nous font une concurrence effrénée. Et il faudra bien tenir la route par rapport à cela. Parler de ‘la relance’ comme si le mot suffisait à faire de la croissance, c’est un peu simpliste", insiste-t-il.
Pour l’eurodéputée socialiste Véronique De Keyser, si "on a tous la relance en tête, on n’est pas tous d’accord notamment sur ce qu’on ferait du produit d’une future taxe sur les transactions financières : va-t-elle servira à refinancer des grands travaux d’infrastructure européens ? Ou bien ira-t-il aux Etats ? Et on n’est pas tous d’accord sur la même croissance".
Cordon sanitaire
A propos des résultats des dernières élections en Grèce, Louis Michel se dit "très inquiet de la montée des extrémisme fascisants. Je suis d’autant plus inquiet que j’entends des discours, même de la part de démocrates, qui semblent de plus en plus banaliser, et accepter comme des partenaires potentiels normaux, des partis qui sont des ennemis de la démocratie. La montée des populismes, des xénophobes, des racismes, de l’exclusion de l’autre : cela me fait vraiment peur. Je me demande dans quelle mesure les partis démocratiques ne devraient pas se rencontrer pour débattre de cette question". Véronique De Keyser et Louis Michel estiment tous les deux que si l’Europe peut apporter une solution aux problèmes économiques et sociaux de la population européenne, cela pourrait limiter la montée de ces partis extrémistes. Mais pour Louis Michel "il faut peut-être avoir aussi en tête de faire une sorte de cordon sanitaire vis-à-vis de ces gens-là".
Véronique De Keyser renchérit en rappelant que, "il y a quelques années, on a vu entrer dans l’hémicycle du Parlement européen des députés hongrois dans des tenues paramilitaires. Et là je partage entièrement la position de Louis Michel : nous avons peur de cela. L’Europe ne laisse entrer des Etats-membres que s’ils satisfont à certains critère démocratiques. Mais une fois que ces pays sont dans l’Union européenne, il y a trop peu de garde-fous. Nous sommes désarmés devant cette montée des populismes. Je crois qu’il faut faire un front de ce côté-là".
A.L. avec B. Henne




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de bruno Il y a deux grands principes qu'il faut garder à l'esprit: 1) L'humanité ne tire JAMAIS les leçons de son histoire. 2) Les même causes produisent TOUJOURS les mêmes effets. Las, j'ai perdu la force de batailler... Alors, je sens que je vais lentement me retirer, m'asseoir dans un coin, boire une bière, en attendant de contempler en silence la prochaine guerre et le prochain génocide (dont les victimes seront musulmanes cette fois-ci).
09-05-2012 20:59 |
de bruno Je n'ai jamais été convaincu de la pertinence d'une cordon sanitaire... mais de toute façon, il est déjà trop tard. L'extrême-droite à déjà franchi le cordon... le loup est déjà dans la bergerie, comme on dit. Il suffit de lire les commentaires qui m'ont précédé pour comprendre que leurs idées ont déjà conquis l'esprit d'une grande part de la population. En cause: les politiques qui n'ont eu de cesse de reprendre leurs thèses afin de flatter l'électorat, légitimant ainsi leur idéologie, et les médias qui, depuis des années, misent inlassablement sur la peur du prochain pour remporter sur leur concurrents la bataille de l'audimat.
09-05-2012 20:52 |
de WILDSCHÜTZ Arthur Bonjour Concernant nos politiciens Européens, qui crient à corps et à cris qu'ils ne faut pas oublier les tristes camps de la mort nazi. En 1940, pourquoi les parents de nos politiciens actuels ont-il fuit lachement vers l'Angleterre ou les Amériques plutôt que de combattre l'adversaire comme tant de nos compatriotes. D'autres, dont leurs fils aujourd'hui politiciens, ont collaborés ouvertement avec l'occupant. Mon père militaire à l'époque dans les Chasseurs Ardennais est parti au combat, avec en tout et pour tout 6 cartouches, son fusil et sa baionnette. Mon père comme ces cammarades fut fait prisonnier et enfermé dans un Stalagt en Allemagne pendant 1 an 1/2. Toutes ces preuves sont en ma possession. Ce n'est pas l'Islam qu'il faut craindre de nos jours, mais plutôt la Grande Russie et ces alliés des blocs de l'Est.
09-05-2012 15:49 |
de WILDSCHÜTZ Arthur Bonjour à tous les citoyens. Pourquoi se préoccuper d'une petite minorité d'extrémistes dépourvus de tout pouvoir. Nos politiciens feraient mieux de s'inquiéter de la toute-puissante armée Russe qui est prête pour envahir l'Europe de l'Ouest.
09-05-2012 09:26 |
de Bouyou D'accord pour un cordon sanitaire contre l'extrême droite à condition qu'il y ait aussi un cordon contre la gauche stalinienne, Mélanchon, par exemple. La gauche est très forte pour donner des leçons de démocratie, mais prend avec elle, sans état d'âme, l'extrême gauche amie du très démocrate Fidel Castro et ancienne amie de l'ex Europe de l'Est dans laquelle comme tout le mond le sait, les droits de l'homme était une règle d'or. D'ailleurs petit rappel d'histoire : Dans sa jeunesse, Mussolini avait été socialiste, Laval également et Doriot était un ancien communiste. Ce ne sont que des exemples, on pourrait allonger la liste.
08-05-2012 18:55 |