Homme abattu à l'aéroport d'Orly: deux proches de l'assaillant toujours en garde à vue

Homme battu à l'aéroport d'Orly: deux proches de l'assaillant toujours en garde à vue
Homme battu à l'aéroport d'Orly: deux proches de l'assaillant toujours en garde à vue - © BENJAMIN CREMEL - AFP

Le frère et le cousin du Français qui a agressé samedi à l'aéroport d'Orly près de Paris une militaire en patrouille avant d'être abattu, étaient toujours en garde à vue dimanche, tandis que son père a été relâché, selon une source judiciaire.

Il a contacté son père et son frère après le contrôle routier

Le père et le frère de Ziyed Ben Belgacem s'étaient présentés d'eux-mêmes au commissariat samedi en fin de matinée. D'après leurs déclarations, l'agresseur, après avoir tiré sur des policiers lors d'un contrôle routier au nord de Paris une heure et demie avant l'attaque d'Orly, les avait contactés, leur confiant avoir "fait une bêtise".

Le cousin de l'assaillant s'était, quelques heures plus tard, également présenté spontanément à la police. Il avait rencontré l'agresseur la nuit précédant les faits dans un bar de la banlieue parisienne.

Les enquêteurs tentent de faire la lumière sur le parcours et le profil psychologique de Ziyed Ben Belgacem, Français de 39 ans, braqueur multirécidiviste, qui avait présenté des signes de radicalisation.

Son autopsie doit avoir lieu dans la journée afin notamment de déterminer s'il était sous l'emprise de l'alcool ou de stupéfiants au moment des faits.

Une sorte de fuite en avant avec un processus de plus en plus destructeur

Il se trouvait dans "une sorte de fuite en avant avec un processus de plus en plus destructeur", a commenté samedi soir le procureur de Paris, François Molins. Il avait lancé aux militaires au moment de l'agression: "Posez vos armes! Mains sur la tête! Je suis là pour mourir par Allah. De toute façon, il va y avoir des morts".

Ziyed Ben Belgacem avait jeté au sol un sac contenant un bidon d'hydrocarbures juste avant l'attaque. Sur lui, les enquêteurs ont retrouvé 750 euros, un exemplaire du coran, un paquet de cigarettes et un briquet et, à son domicile dans la banlieue quelques grammes de cocaïne et une machette.

Le parquet a ouvert une enquête notamment pour tentative d'homicide et tentative d'assassinat sur personnes dépositaires de l'autorité publique, en relation avec une entreprise terroriste, ainsi que pour association de malfaiteurs terroriste criminelle.

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