Le pari d'Antonis Samaras est double: convaincre ses partenaires de la zone euro de la nécessité de lâcher la nouvelle tranche d'aide promise à Athènes et négocier un prolongement du délai pour réduire son déficit public.
Devenu premier ministre en juin après une période trouble liée à la division de son pays sur les mesures d'austérité et les plans d'aide européens, le premier ministre grec Antonis Samaras entame de nouvelles négociations importantes pour son pays. Ces négociations sont étroitement liées aux aides européennes et aux efforts qu'Athènes a promis de réaliser en contrepartie. La Grèce attend le déblocage d'une nouvelle tranche d'un peu plus de 30 milliards, un montant qui sera lâché par les Européens si les conditions qui y sont liées sont bien respectées, ce que la troïka composée de la Commission européenne, de la BCE et du FMI se sont employés à vérifier ce mois d'août. Leur rapport est attendu en septembre pour que les ministres des Finances de la zone euro puissent décider dans la foulée de délier les cordons de la bourse. Mais d'ici-là, Antonis Samaras va aussi s'employer à demander aux Européens de ramener son déficit public sous la barre des 3% dans un délai plus long, soit en 2016 plutôt qu'en 2014. Cette négociation ne fait que commencer. Elle pourrait atterrir sur la table des dirigeants européens au sommet d'octobre. En attendant, les discussions vont aller bon train. Ce mercredi à Athènes avec le président de l'Eurogroupe et celui de la Commission, vendredi à Berlin avec Angela Merkel et samedi à Paris avec François Hollande.
Africa Gordillo




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