Témoignages
En Grèce, les centres de protection sociale sont remplis de personnes qui espèrent recevoir les médicaments qu'ils n'arrivent plus à se payer. "Je suis à moitié morte; je crois que je vais bientôt m’effondrer", témoigne une patiente de 73 ans, "je me suis levée à 4h30 ce matin, je n'ai plus d'oxygène alors que j'en ai besoin 18 heures par jour".
Même dans les hôpitaux, les traitements pour soigner des cancers deviennent difficiles à se procurer. Un homme explique que son traitement nécessite la prise de médicaments tous les trois mois et qu’il est déjà en retard d’une semaine par rapport au rythme habituel.
Les pharmaciens réclament le prix fort
Dans les pharmacies, les patients doivent aujourd'hui payer la totalité du prix des médicaments car l'organisme grec de la santé est lui aussi en pleine tourmente. Il doit 750 millions d'euros aux apothicaires qui ont décidé de réclamer le prix plein à leur clientèle.
Le président de l’association des pharmaciens, Theodoros Ampatzoglou, explique leur motivation et leur dilemme : "nous voyons des cas dramatiques chaque jour. Les gens souffrent mais de notre côté, nous ne pouvons pas les aider, parce que nous ne sommes plus payés. Cette situation devient vraiment dangereuse pour la santé publique".
Par ailleurs, certains médicaments (160 selon les pharmaciens) viennent à manquer. Cela concerne tant les antibiotiques que les antidépresseurs. En cause : les multinationales pharmaceutiques rechigneraient elles aussi à vendre leurs produist par crainte de ne pas être payés.
I.L. avec Isabelle Huysen




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