"C'est sa logique, on a du mal à y retrouver une certaine cohérence", a souligné sur la radio Europe 1 le président sortant Nicolas Sarkozy, donné perdant par tous les sondages face à son adversaire socialiste.
François Hollande, quant à lui, s'est montré satisfait mais a écarté toute alliance. "Il n'y a pas d'alliance qui se prépare, il n'y a pas de tractations, il n'y pas de places qui soient échangées", a dit sur RTL le candidat socialiste, favori des sondages.
S'il est élu, le centriste se situera dans l'opposition, pense-t-il. "Il prépare sans doute au lendemain de l'élection présidentielle une attitude qui sera celle d'une critique et d'une exigence", a-t-il dit.
François Hollande a rendu hommage au centriste tout en précisant qu'il n'avait jamais négocié avec lui.
"(Ce choix) honore celui qui le fait, car il aurait pu rester sur une position qui aurait été de ne pas voter pour Nicolas Sarkozy (...) Il est allé plus loin et je pense qu'il a pu convaincre des hommes et des femmes qui ne sont pas de gauche", a-t-il dit.
Contrairement à Nicolas Sarkozy, François Hollande pense qu'il y a une "cohérence" dans le choix de François Bayrou qui a critiqué durant cinq ans l'attitude et la politique du président sortant.
Selon François Hollande, la droite devrait s'interroger sur les raisons qui ont poussé François Bayrou à son choix.
François Bayrou dénonce la chasse aux votes du FN
François Bayrou, éliminé le 22 avril au premier tour du scrutin avec 9% des voix, a annoncé jeudi soir qu'à titre personnel il voterait pour Hollande au second tour, sans pour autant donner de consigne de vote générale.
Il a voulu ainsi sanctionner le discours électoral du président sortant, qui a droitisé sa posture, notamment sur l'immigration, pour essayer de récupérer les voix obtenues par la candidate de l'extrême droite Marine Le Pen (17,9%).
"Nicolas Sarkozy, après un bon score de premier tour, s'est livré à une course poursuite à l'extrême droite dans laquelle nous ne retrouvons pas nos valeurs, dans laquelle ce que nous croyons de plus profond et de plus précieux a été bousculé et nié dans son principe", a déclaré le centriste.
La droite attaque
Ce choix "est incompréhensible", a jugé le Premier ministre François Fillon. "Je connais bien François Bayrou, j'ai d'ailleurs continué à conserver de très bonnes relations avec lui pendant toutes ces années, jusqu'à ces derniers jours", a-t-il déclaré sur France Inter.
Pour Jean-François Copé, chef du parti présidentiel UMP, la position du leader centriste est "l'avis d'un homme seul", motivé par "le dépit personnel".
L'annonce de François Bayrou a fait l'effet d'une bombe à droite. Cet ancien ministre de 60 ans avait servi dans des gouvernements de droite dans les années 1990, avant de prôner la constitution d'un courant centriste indépendant de la droite et de la gauche, et une forme d'union nationale face à la crise.
En 2007, éliminé au 1er tour de la présidentielle avec 18,6% des voix, il n'avait pas donné de consigne de vote entre Nicolas Sarkozy et la socialiste Ségolène Royal, et avait lui-même voté blanc.
Avec agences




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de minole Mr Bayrou vous avez des qualités ! et franchement je vous aurais bien vu à côté de N. Sarkozy... dommage..
06-05-2012 21:09 |
de lulu Un gros calcul derrière cette position au mépris de l'intérêt du pays car face au creusement du déficit public les taux d'intérêt des emprunts français vont grimper au niveau des taux espagnols!Dés lors F. BAYROU pense être le recours mais il sera incapable de faire valoir ses options économiques et le mal sera fait!!Avec de surcroit le risque de voir une extrème droite encore renforcée!!!Le salut ne peut venir que de Nicolas SARKOZY lequel devra se montrer comme un président sobre à l'écoute des français qui souffrent et souhaitent être protégés.
05-05-2012 16:13 |
de tobe3 La droite décomplexée va avoir du mal à se recomposer !
04-05-2012 18:48 |
de zinneke Un honnête homme, et, contrairement à ce qu'affirme une droite française désormais sans scrupules, pétris de principes et fidèle à ses convictions. Trop peut-être pour un homme politique de nos jours.
04-05-2012 15:35 |
de Ariane Un homme perdu qui est pathétique. Il n'a pas arrêté de critiquer le programme de Hollande pendant toute la campagne et maintenant il vote pour lui. C'est un traître.
05-05-2012 22:30 |