France: une manifestation anti-corrida tourne mal, un homme dans le coma

Une manifestation anti-corrida tourne mal dans les Landes, un homme dans le coma
Une manifestation anti-corrida tourne mal dans les Landes, un homme dans le coma - © RTBF

L'envahissement spectaculaire des arènes de Rion-des-Landes (Landes) en France par des militants anti-corrida a fait huit blessés dont un grave parmi les manifestants. Les pro et les anti-corrida se rejettent la faute. Les manifestants mettent aussi en cause les gendarmes.

De mémoire de Landais, on n'avait jamais vu ça. Autant de violence et d'incompréhension entre aficionados et anti-corrida.

Samedi, des manifestants, membres d'Animaux en péril, du CRAC Europe (Comité Radicalement Anti-Corrida en Europe) et de la Fondation Brigitte Bardot, étaient déterminés à empêcher la tenue de la novillada, une corrida avec mise à mort opposant de jeunes taureaux à de jeunes toreros. Ces défenseurs des animaux avaient achetés leur ticket, ils sont rapidement descendus dans l'arène formant une chaine humaine. Les choses semblent avoir dégénérées lorsque les gendarmes sont intervenus.

Le vice-président du CRAC Europe, Jean-Pierre Garrigues, estime "qu'il y a eu des exactions des forces de l'ordre contre les militants qui ont été agressés par les gendarmes". "On en est à une situation gravissime et sans précédent. Le monde de la tauromachie, qui est le monde de l’ultra violence a encore frappé. Les victimes sont toujours du même côté, c'est-à-dire les taureaux et les militants pour l’abolition", ajoute-t-il.

Il faut dire que le bilan est assez élevé : huit blessés dont un dans un état grave plongé dans le coma. Âgé d'une soixantaine d'années, ce militant anti-corrida a subi un fort traumatisme crânien. Pour les sept autres blessés, Jean-Pierre Garrigues évoque des côtes, bras ou jambes cassés ainsi qu'une commotion cérébrale.

De leur côté, les pro-corridas parlent d'agressivité de la part des anti. Certains témoins évoquent même une volonté évidente de chercher la bagarre. C'est le cas de Bernard Dehez, un adjoint du maire de Rion-des-Landes, également président délégué du cercle taurin rionnais, organisateur de la novillada : "Ils étaient d’une violence verbale et physique hors du commun. Une fois qu’ils ont été éjectés des arènes, ils ont essayé de rentrer à nouveau par les portes. Ils ont même cassé des barrières sur les portes", affirme-t-il.

Un peu plus loin à Mimizan, même scénario, sans la violence des coups mais avec la même incompréhension. Une deuxième manifestation où les insultes ont fusé et ou les deux partis sont restés sur leur position.

La dernière action du genre c'était en octobre 2011, 70 militants s'étaient enchainés au coeur des arènes de Rodilhan dans le Gard.

Dans les Landes, une enquête judiciaire a été ouverte sous la direction du procureur de Dax pour déterminer les circonstances dans lesquelles un homme a été blessé gravement.

 

RTBF

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