Dimanche soir ils étaient nombreux, les déçus : à droite Michèle Alliot-Marie, Nadine Morano qui disait avoir des valeurs communes avec le Front national et Claude Guéant qui était le Ministre de l'Intérieur de Nicolas Sarkozy, ont tous les trois été battus. On peut y ajouter Frédéric Lefèbvre, un proche de l'ancien président Nicolas Sarkozy. Henri Guaino, "plume" de Nicolas Sarkozy, qui se présentait pour la première fois, a par contre été élu.
Au PS, Jack Lang -socialiste "historique" qui fut ministre de François Mitterrand- n'est pas réélu mais la plus abattue était sans conteste Ségolène Royal, battue elle aussi mais par un dissident socialiste sur lequel s'était reportée une grande partie des voix de droite. "Le résultat de ce soir est le résultat d'une trahison politique puisque la mobilisation de l'UMP a été associée à l'utilisation malhonnête de l'étiquette majorité présidentielle", a-t-elle déclaré pour expliquer sa défaite.
Enfin question déception, Marie Le Pen fait aussi partie du lot : elle croyait en sa victoire à Hénin-Beaumont et elle est battue de toute justesse. A peine 114 voix la séparent du vainqueur, Philippe Kemel. Au PS, on s'en félicitait haut et fort, hier soir. "Je crois que c'est un choix très important qu'ont fait les électeurs dans cette circonscription que de dire que face à la crise, face aux problèmes de l'emploi, de la désindustrialisation, à la nécessité de défendre les services publics, c'est avec Philippe Kemel qu'ils auraient des réponses et non pas en cédant aux sirènes de l'extrême droite", s'est réjoui Harlem Désir, ancien patron de SOS Racisme.
Mais l'extrême droite aura quand même trois élus. Pour le Front National Gilbert Collard dans le Gard et Marion Maréchal Le Pen dans le Vaucluse, la petite-fille de Jean-Marie Le Pen. Il faut leur ajouter Jacques Bompard, le maire d'Orange, créateur de la Ligue du Sud et ex-frontiste.
Le PS a obtenu 280 sièges, les divers gauche 22, les radicaux de gauche 12, soit 314 sièges. EELV a 17 sièges, le Front de gauche 10 et les indépendantistes martiniquais 2 sièges, ce qui porte l'ensemble de la gauche à 343 sièges. L'UMP a recueilli 194 sièges, le Nouveau centre et les divers centristes 14, les divers droite 15 et les radicaux 6, soit un total de 229 pour la droite. L'extrême droite en a trois, dont deux pour le FN, et le MoDem deux.
Tous les ministres du gouvernement de Jean-Marc Ayrault qui se présentaient ont été élus.
T.N. avec Marc Sirlereau




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