"Les deux présidents se passent les codes nucléaires, en présence du chef d'état-major particulier", actuellement le général Benoît Puga, lors de leur entretien à l'Elysée, résume un expert militaire.
Mais la transmission approfondie des procédures a lieu ensuite lors d'une discussion entre le chef d'état-major et le nouveau président, habituellement au PC Jupiter, le coeur du système de commandement, qui se trouve sous le palais de l'Elysée.
Pour le reste, "c'est le secret absolu". Le mystère qui entoure les codes nucléaires participe de la dissuasion, en France comme dans les autres pays qui disposent de l'arme nucléaire.
Pas le seul détenteur des codes
"Le président de la République n'est pas tout seul à avoir le code", et il n'y a pas un seul, mais plusieurs codes, en fonction des objectifs et de la nature de la réplique qui aurait été décidée, précise un connaisseur du dossier. Le système informatique permettrait aussi de modifier régulièrement ces codes.
Des systèmes d'identification, notamment biométriques, permettent également d'identifier le chef de l'Etat. Car "quelle que soit la personne qui recevrait l'ordre d'utiliser l'arme nucléaire, elle doit avoir confirmation que l'ordre vient bien de celui qui est habilité à le donner", c'est-à-dire le président de la République, souligne-t-on de même source.
Autre attribut de la dissuasion nucléaire : la mallette noire qui accompagne le chef de l'Etat dans tous ses déplacements. Mais, selon les experts, elle contient surtout un système de communication sécurisé qui permet de le joindre en toute circonstance.
La logique du dispositif est d'assurer "une continuité permanente de l'arme nucléaire", quel que soit l'endroit où se trouve le président de la République.
Alerte permanente
François Hollande a confirmé durant la campagne électorale qu'il conserverait une fois élu les deux composantes de la dissuasion, sous-marine et aérienne.
La dissuasion nucléaire française repose en effet sur quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins, dont au moins un est systématiquement en mer. Et sur des avions de chasse (Rafale et Mirage 2000), également porteurs de charges nucléaires, actuellement basés à Istres (sud-est) et Saint-Dizier (nord-est), où ils sont en alerte permanente.
Belga




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