France: huit blessés légers dont le proviseur dans une fusillade au lycée de Grasse

"Tous les établissements scolaires" de la ville ont été confinés, a annoncé sur Twitter le recteur de Nice Emmanuel Ethis. La protection civile des Alpes-Maritimes recommande sur Twitter aux habitants de Grasse de rester chez eux.
"Tous les établissements scolaires" de la ville ont été confinés, a annoncé sur Twitter le recteur de Nice Emmanuel Ethis. La protection civile des Alpes-Maritimes recommande sur Twitter aux habitants de Grasse de rester chez eux. - © VALERY HACHE - AFP

Huit personnes ont été légèrement blessées ce jeudi, dont trois par plombs, dans une fusillade au lycée Alexis de Tocqueville de Grasse (Alpes-Maritime), dont le proviseur. La piste terroriste est exclue a déclaré la procureure de Grasse, Fabienne Atzori, mettant son acte sur le compte de "mauvaises relations" avec d'autres élèves."Aucun élément, aucun lien ne peut être envisagé avec une entreprise terroriste", a-t-elle souligné lors d'une conférence de presse, précisant que l'adolescent n'avait opposé "aucune résistance" lors de son arrestation. Il a été placé en garde à vue pour "tentatives d'assassinats"

 

La personne interpellée serait un élève du lycée âgé de 17 ans, à priori inconnu de la police. Toujours d'après la police, il était armé d'un fusil, d'un pistolet, d'un revolver et de deux grenades. On ignore cependant si toutes ces armes était opérationnelles. Il pourrait souffrir de "problèmes psychologiques", selon Christian Estrosi, le président de la région Provence Alpes Côte d'Azur. La ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem a quant à elle parlé de "l'acte fou d'un jeune homme fragile et fasciné par les armes". "Nous sommes passés à côté du pire", a estimé la ministre.

Le suspect paraît avoir agi seul, selon cette source, alors que les enquêteurs avaient initialement émis l'hypothèse d'une seconde personne en fuite.

La fusillade au lycée Tocqueville de Grasse a fait huit blessés légers, dont trois touchées par des plombs, selon le ministre de l'Intérieur. Les trois personnes blessées par des plombs ont été évacuées vers un établissement hospitalier, tandis que les cinq autres présentent des blessures sans gravité causées par un mouvement de foule, a précisé un porte-parole. Christian Estrosi, qui s'est rendu sur place, a confirmé sur la radio France Info que l'un des blessés était le proviseur de l'établissement. "Il ne s'agit pas d'une blessure qui - d'après les premières informations dont je dispose - puisse avoir des conséquences vitales", a-t-il ajouté.

"On a entendu quelques coups de feu et des lycéennes qui sont venues se réfugier dans la boutique, a témoigné un commerçant à France Info. Elles nous ont dit qu'elles s'étaient fait braquer par un homme avec un fusil, sans beaucoup plus de détails. Là maintenant, tout est bloqué avec la police et les pompiers".

Les élèves seraient en sécurité

L'enquête sur la fusillade ne s'oriente "pas du tout" sur la voie du terrorisme, a déclaré à l'AFP Christian Estrosi. La France, ciblée par une vague d'attentats jihadistes sans précédent en 2015 et 2016, vit toujours sous le régime de l'état d'urgence dans la crainte
de nouvelles attaques.


La fusillade a entraîné le déclenchement de l'alerte attentat de l'application pour smartphones SAIP par les autorités: la mention "Alerte attentat" au "Lycée Alexis de Tocqueville" apparaît sur les écrans des téléphones mobiles équipés. "Intervention en cours des forces de l'ordre et de secours", "Abritez vous", "Ne vous exposez pas", enjoint-elle.

"Tous les établissements scolaires" de la ville ont été confinés, a annoncé sur Twitter le recteur de Nice Emmanuel Ethis. La protection civile des Alpes-Maritimes recommande sur Twitter aux habitants de Grasse de rester chez eux. Dans un autre tweet, le recteur demande "aux parents de ne pas s'y rendre", assurant que "les élèves (sont) en sécurité". Une cellule de crise a été installée et les plans particuliers de mise en sécurité ont été déclenchés, selon lui.

La ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem était en route vers l'établissement jeudi à la mi-journée. "L'évacuation sécurisée des élèves est quasiment terminée et la procédure de sécurisation" par les forces spéciales du Raid "est en cours", a-t-on ajouté au
ministère.

Newsletter info

Recevez chaque jour toutes les infos du moment

Recevoir