Le Premier ministre luxembourgeois a été nommé pour la première fois à ce poste en 2005 et son mandat arrivait à échéance le 17 juillet. Sa nomination a été décidée au terme d'une réunion de plus de huit heures de l'Eurogroupe à Bruxelles.
"Le mandat est de deux ans et demi, mais il n'en fera qu'une partie", a indiqué à l'AFP une autre source européenne. Jean-Claude Juncker a lui-même indiqué qu'il quittera la tête de l'eurogroupe au plus tard au début de 2013.
Au début de cette réunion, les ministres des dix-sept Etats membres de l'Union monétaire avaient proposé de nommer un autre Luxembourgeois, Yves Mersch, au sein du directoire de la Banque centrale européenne (BCE). Ce choix doit être entériné formellement mardi par les ministres des Finances de l'ensemble des vingt-sept pays de l'Union européenne. La nomination du président de l'Eurogroupe était un casse-tête qui ne trouvait pas de solution depuis plusieurs mois. Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble était officiellement candidat à ce poste stratégique, mais la France y était hostile et poussait pour une prolongation du mandat de Jean-Claude Juncker. Ce dernier, qui avait dans un premier temps manifesté l'intention de rendre son tablier, avait finalement accepté de rempiler pour six mois maximum, et à condition d'obtenir aussi la nomination de son compatriote Yves Mersch à la BCE.
Un Allemand à la tête du Mécanisme Européen de sécurité (MES)
Klaus Regling, qui dirigeait le Fonds européen de stabilité financière (FESF) créé au printemps 2010 après le début de la crise grecque, faisait figure de favori, d'autant que son compatriote Wolfgang Schäuble, ministre des Finances de l'Allemagne, n'a pas obtenu la présidence de l'Eurogroupe qu'il convoitait.
Le MES, doté d'un capital de 80 milliards d'euros, aura une capacité de prêt de 500 milliards. Il était censé devenir opérationnel lundi, mais l'entrée en vigueur a pris du retard car le traité l'instituant n'a pas été ratifié par un nombre suffisant d'Etats membres.
Ce "pare-feu" doit jouer le rôle d'un "fonds monétaire européen", capable de prêter aux Etats en difficulté financière en échange de conditions négociées avec les gouvernements concernés ou, à terme, de recapitaliser directement les banques fragiles de la zone euro.
Belga




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de Mark Juncker aura réussit à se maintenir malgré tout à la tête de l'eurogroup après bien des péripéties. Le résultat rappelle étrangement celui obtenu par Chirac sur la mandature de la BCE de Win Duisenberg. Un peu plus de la moitié du mandat avant de se faire remplacer par Trichet. C'est une lutte entre différents groupes qui cherchent à imposer leur personnalités à la tête des institutions. In fine elles determineront la construction européenne.
10-07-2012 13:41 |