"Ma loyauté envers les patients ne me permet pas de manquer à mon devoir éthique et professionnel et de commettre un abandon", explique le texte que 870 médecins avaient déjà signé sur internet mardi.
En le ratifiant, ils entrent dans un réseau d'"objecteurs de conscience" lancé en juillet par la Société espagnole de médecine de famille et communautaire (semFYC), qui compte 19.500 médecins membres.
Ils réagissent ainsi à une mesure controversée du gouvernement conservateur, engagé dans un effort de rigueur sans précédent pour tenter de réduire son déficit public jusqu'à moins de 3% du PIB en 2014.
A partir du 1er septembre, les immigrés en situation irrégulière n'auront plus accès au système gratuit de santé publique.
Parmi les sans-papiers, seuls les urgences, pour maladie ou accident, le suivi de grossesse, accouchement et post-partum et l'assistance sanitaire aux moins de 18 ans, seront assurés gratuitement.
Cette décision, ajoutée à une mesure visant à limiter "le tourisme sanitaire" des Européens non-résidents disposant d'une assurance privée ou couverts dans leurs pays d'origine, permettra d'économiser "environ un milliard d'euros par an", ajoutait-il.
Comme en réponse au malaise des médecins, le ministère de la Santé a indiqué mardi qu'il travaillait à la création de "conventions" payantes qui permettront notamment aux citoyens non-européens "d'être reçus dans le système public", sans donner le détail des montants envisagés.
AFP




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