La loi prévoit d'"interdire à tout président de la République, vice-président, Premier ministre, président du Parti national démocrate (PND, parti de M. Moubarak) maintenant dissous, secrétaire général ou membre de son bureau politique" d'exercer des droits politiques pendant dix ans.
Cela pourrait donc empêcher l'un des candidats, Ahmad Chafiq, dernier chef de gouvernement d'Hosni Moubarak, de se présenter au scrutin dont le premier tour est prévu les 23 et 24 mai.
Il n'était toutefois encore pas clair si la loi prendrait effet avant jeudi 26 avril, date de la publication officielle par la commission électorale de la liste définitive des candidats à la présidence. Or les décisions de la commission ne peuvent être remises en cause.
De son côté, Amr Moussa, l'ancien secrétaire général de la Ligue arabe, longtemps ministre des Affaires étrangères d'Hosni Moubarak, ne devrait pas être exclu.
Le texte ne vise pas les ministres
La loi ne concerne en effet que les personnes ayant occupé un poste pendant les dix ans précédant le 11 février 2011, date de la démission sous la pression populaire de l'ancien président. Le texte ne vise pas non plus les anciens ministres.
Le Parlement avait approuvé le 12 avril cet amendement à la loi électorale, après que l'ex-chef des services de renseignements du raïs déchu, Omar Souleimane, eut annoncé sa candidature à la présidentielle, provoquant la colère de la majorité des forces politiques du pays.
Belga




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