Des armes lourdes iraniennes atterriraient en Syrie via l'Irak

Les bombardements se poursuivent à Alep
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Les bombardements se poursuivent à Alep - © Belga
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L'Iran enverrait par avions civils des militaires et de grandes quantités d'armes en Syrie. A Alep, les combats se poursuivent. Les rebelles qui reculent à Damas étendent leur emprise sur le nord et ont pris un poste frontière avec la Turquie à l'armée.

Des responsables américains soupçonnent l'Iran de fournir des armes au régime syrien à travers l'espace aérien irakien.

Les livraisons se feraient par les gardiens de la révolution iraniens, précise un rapport des services de renseignements occidentaux cité par l'agence Reuters, et par deux Boeing 747 qui font partie des 117 avions frappés mercredi de sanctions par le département américain du Trésor. Un embargo frappe les livraisons d'armes iraniennes.

Ces livraisons irakiennes seraient plus importantes que ce qu'on imaginait, grâce à un accord entre Irakiens et Iraniens. Bagdad affirme qu'aucune arme ne transite par son territoire.

La Syrie visée par une guerre contre "l'axe de résistance" anti-israélien

"La bataille qui se déroule actuellement ne vise pas seulement la Syrie mais tout l'axe de résistance" anti-israélien, a affirmé M. Assad, à ll'agence officielle Sana. Aux yeux des Syriens, "l'axe de résistance" comprend la Syrie, l'Iran et leurs alliés libanais du Hezbollah et palestiniens du Hamas et du Jihad islamique.

Le ministre iranien, dont le pays est le principal allié régional de Damas, a de son côté évoqué "l'appui illimité" de Téhéran "aux efforts pris par le gouvernement syrien pour ramener la sécurité et la stabilité".

Bombardements à Alep et Damas, retrait des rebelles de quartiers de Damas

L'armée a bombardé mercredi plusieurs quartiers rebelles d'Alep, la grande métropole du nord de la Syrie, alors que des combattants rebelles ont annoncé leur retrait de quartiers sud de Damas, a rapporté l'OSDH. Mardi, les violences avaient coûté la vie à 173 personnes, selon l'Ong syrienne.

Les violences dans le pays ont fait 36 morts mercredi, selon un bilan provisoire de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) qui se base sur les témoignages d'habitants et de militants sur place.

A Damas, après des semaines de violents affrontements avec les forces loyalistes, accompagnés d'intenses bombardements, des combattants rebelles ont annoncé "leur retrait des quartiers de Hajar al-Aswad et Assali" dans le sud de la capitale, a affirmé l'OSDH faisant état d'un "assaut des forces loyales à Hajar Aswad, détruisant et incendiant des maisons".

Un poste frontière aux mains des rebelles

Alors qu'ils semblent perdre pied à Damas, au nord, les rebelles ont pris au terme de longues heures de combat le poste frontière de Tal Abyad avec la Turquie et en ont retiré le drapeau syrien.

Ils contrôlent désormais trois passages avec la Turquie sur sept, et un avec l'Irak.

Ces postes sont importants pour le ravitaillement de la rébellion. Le poste de Tal Abyad est le premier qui tombe entre leurs mains dans la province de Raqqa et est d'importance stratégique pour la bataille d'Alep à 200 km de là.

A Damas, les insurgés ont entamé mercredi matin un retrait des quartiers sud, refluant sous les intenses bombardements et le pilonnage aérien menés par l'armée depuis plusieurs semaines, un revers d'importance trois mois après avoir atteint les faubourgs de la ville.

Avec Reuters et Belga