"Nous nous focaliserons alors sur la gestion de la situation au sein de la zone euro", a-t-il justifié.
Le chef de la diplomatie belge a toutefois dit espérer que la majorité qui sortira des urnes sera prête à mener les réformes nécessaires pour maintenir la Grèce dans la zone euro, "éventuellement en recevant un peu plus de temps de la part de l'Union européenne et du Fonds monétaire international" (FMI).
A ses yeux, il faut dire clairement que la résolution des problèmes de la Grèce prendra "dix, quinze, voire vingt ans".
Devant un parterre de diplomates et d'hommes d'affaires chinois et européens, l'ancien "grand argentier" belge a plaidé pour davantage d'harmonisation fiscale en Europe, une discipline budgétaire plus stricte ainsi que des réformes structurelles "potentiellement douloureuses" dirigées par l'Europe. "En résumé, un transfert plus poussé de souveraineté au profit de l'Union."
Cette intégration se ferait au mieux avec l'ensemble des États membres, mais se réalisera peut-être avec les seuls États partageant la monnaie unique et quelques autres qui le souhaiteraient aussi, a-t-il relevé.
"Nous devons nous rendre compte que pour la Chine, il n'est pas évident de nous avoir aidés", a-t-il relevé, remerciant au passage Pékin pour sa contribution au soutien à l'Europe via le FMI. "Il y a beaucoup de pauvres en Chine, à qui (les dirigeants chinois) doivent expliquer la nécessité d'aider de riches pays en Europe".
Belga




![[x]](http://www.static.rtbf.be/rtbf/www/images/common/old_browser/close.png)










