Curaçao: le chef de file du parti indépendantiste tué par balles

Une ambulance près du lieu où Helmin Wiels, chef de file du principal parti indépendantiste de l'île de Curaçao, a été retrouvé mort, le 6 mai 2013
Une ambulance près du lieu où Helmin Wiels, chef de file du principal parti indépendantiste de l'île de Curaçao, a été retrouvé mort, le 6 mai 2013 - © Prince Victor
AFP

Le populaire chef de file du principal parti, indépendantiste, de l'île de Curaçao, dans les Antilles néerlandaises, a été tué par balles dimanche, ont rapporté lundi les médias néerlandais, qui évoquent un assassinat lié à la lutte de cet influent politicien contre la corruption.

Six coups ont été tirés sur Helmin Wiels, 54 ans, alors qu'il buvait un verre avec des amis dimanche après-midi sur une plage à trois kilomètres au sud-est de la capitale de l'île, Willemstad.

"Ils ont tiré à six reprises et il est mort sur le coup", a déclaré le Premier ministre de Curaçao, Daniel Hodge, cité par la télévision publique néerlandaise NOS. Une enquête de grande envergure a été ouverte afin de retrouver les auteurs.

M. Wiels était le chef de file du plus grand parti de l'île, Pueblo Soberano, et militait en faveur d'une indépendance totale par rapport aux Pays-Bas. Ancienne colonie, Curaçao est depuis 2010 une entité autonome au sein du Royaume des Pays-Bas, avec son propre Premier ministre, parlement et gouvernement, mais dépend encore de La Haye pour certaines affaires.

La NOS et d'autres médias néerlandais ont lié le meurtre de M. Wiels à sa lutte active contre la corruption.

M. Wiels était souvent surnommé le "Pim Fortuyn" de Curaçao, en référence au leader de la droite populiste néerlandaise assassiné en 2002, lui aussi à 54 ans, aux Pays-Bas. Il était lui aussi connu pour son franc-parler.

Helmin Wiels aurait une fois assuré que les Néerlandais "devraient venir à Curaçao, où des housses mortuaires les attendent". M. Wiels avait plus tard nié avoir évoqué les housses mortuaires.


AFP


Publicité