"Le processus d'+actualisation+ du modèle économique pourrait ne pas être suffisant pour créer les changements nécessaires à une amélioration significative du niveau de vie de la population cubaine et lancer un mouvement qui placerait le pays sur la voie d'un développement économique et social", affirme l'économiste cubain Mauricio de Miranda.
Pour y parvenir, Cuba a besoin de s'ouvrir davantage à l'économie de marché (l'Etat contrôle 90% de l'économie), de modifier son système monétaire et de se doter d'un cadre légal qui établisse "des normes claires et transparentes", juge Mauricio de Miranda, directeur du département économique de l'Université pontificale Javeriana de Cali, en Colombie.
De Miranda et les cinq autres économistes du Centre d'études économiques de La Havane analysent dans leur livre "Cuba. Vers une stratégie de développement pour le début du 21e siècle" les réformes lancées en 2011 par le régime communiste pour "actualiser" un modèle hérité de l'Union soviétique des années 70.
Les réformes "manquent de précision quant aux mesures qui doivent être adoptées" et "seules deux décisions apportant de la flexibilité ont été prises, les autorisations d'achat-vente des véhicules et des logements", estime Mauricio de Miranda dans cette étude diffusée par la revue Espacio Laical (www.espaciolaical.org).
"La réforme du mécanisme économique doit aller vers une meilleure utilisation des ressources sous la régulation de l'Etat", poursuit-il en soulignant qu'il s'agirait d'un "marché régulé, mais non contrôlé par l'Etat".
Cuba doit éliminer la circulation de deux monnaies (le peso "national" et le peso "convertible", équivalent au dollar) et donner à sa monnaie un soutien basé sur "la production de biens et services intégrables au système international", ajoute-t-il.
AFP




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de Zebelgicain Triste de voir que Cuba pourrait être auto-suffisante d'un point de vue alimentaire, mais que la doctrine de la planification passe avant la réalité humaine. La terre est féconde, et tout pousse dans un climat idéal. Mais comme le régime a décidé de la date de l'éclosion des tomates, et/ou de ne pas élever de vaches à lait (hormis les Cubains expatriés), et bien l'on fait la file pour les pommes de terre, ou pour un kilo de riz. J'ai vu des clôtures en bois se transformer en arbustes d'un semestre à l'autre. L'exportation des médecins (sans leur famille...) ne suffira pas à faire entre de l'argent. Et comme Cuba n'a rien d'autre à vendre - le régime a même réussi à déréguler la production de canne à sucre, le comble! - on accuse le blocus. Les Cubains sont adorables, ils méritent mieux et plus. A commencer par un salaire décent (15 dollars actuellement) que permettrait de simples réformes agricoles inspirées par le bon sens.
17-10-2012 22:51 |