Ce trio d'extrémistes, formé de deux hommes aujourd'hui décédés et d'une femme actuellement en détention, s'était baptisé "Clandestinité national-socialiste" (NSU) et est soupçonné d'avoir tué neuf étrangers, dont huit Turcs, entre 2000 et 2006, ainsi qu'une policière en 2007.
Depuis la découverte de la NSU en novembre, les services de protection de la Constitution (Verfassungsschutz ou VS), les Renseignements généraux allemands, sont sur la sellette et leur patron, Heinz Fromm, en a tiré les conséquences.
L'affaire a provoqué un vif émoi en Allemagne notamment car pendant des années les enquêteurs, VS en tête, n'ont pas suffisamment pris au sérieux la thèse des crimes racistes.
Lors d'une cérémonie solennelle à Berlin, la chancelière Angela Merkel a publiquement demandé pardon aux familles des victimes parfois accusées à tort dans ces meurtres.
La semaine passée, la polémique sur la façon dont l'enquête a été conduite a rebondi, la presse révélant que des informations importantes concernant la NSU avaient été détruites par les RG allemands.
Selon la presse, peu après la découverte de la cellule néonazie, un des chefs d'unité des RG aurait détruit des dossiers démontrant que ce service d'enquête avait établi des contacts avec les milieux néonazis de Thüringe (est), dont certains membres avaient des liens personnels avec le trio de la NSU.
AFP




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