Interrogé par le correspondant de la RTBF, Etienne
Tshisekedi conteste les résultats des élections présidentielles. Selon des
militants de son parti, l’UDPS, qui sur le terrain tentent de vérifier les
résultats, la victoire revient à l’opposant. "Mes services sont là-bas et
ils m’ont donné 58% et Kabila 26%", affirme Etienne Tshisekedi.
L’opposant
fait appel à la communauté internationale. "Je demande des pressions.
Nous ne voulons pas faire marcher la rue. Nous n’avons pas intérêt à faire ça.
Nous espérons que la communauté internationale va prendre conscience de la gravité de la situation".
Etienne Tshisekedi lance un appel au calme. "Ces résultats c’est de la provocation du peuple congolais. Un ballon d’essai pour savoir comment nous allons réagir. J’ai donné mon ordre, tout le monde se tient tranquille, d’autant plus qu’on sait qu’on a la victoire". Il ne contestera pas les résultats devant les institutions nationales. "Il n’y a pas de Cour suprême au Congo, il y a une institution privée de Kabila".
Pour lui, la répression du régime est déjà en marche. "La répression est là. Il y a des gens qui meurent".
Contacté également par la RTBF, Lambert Mende, le porte-parole du
gouvernement, réfute les accusations lancées. "Les médias veulent
toujours tout peindre en noir, peut-être pour se donner du travail. Moi je ne
vois pas où est la situation explosive. Les Congolais sont suffisamment mûrs,
il n’y aura pas déluge parce que Tshisekedi n’a pas été élu",
estime-t-il, ajoutant que la communauté internationale n’a de toute façon pas à
se mêler des affaires intérieures du Congo.
"Ce pays n’appartient pas à la communauté internationale, il en fait partie. Deuxièmement, la fondation Carter dit que les irrégularités ne mettent nullement en cause le classement de Joseph Kabila lui-même (les observateurs de cette Fondation ont déclaré ce week-end que les résultats de l’élection étaient caractérisés par de telles irrégularités qu’ils manquaient de crédibilité, NDLR). Pourquoi voulez-vous que nous ayons peur ? (…) Nous ne voyons que des messages de félicitations de la communauté internationale et des appels au calme qui invitent tout le monde à attendre la décision de la Cour suprême de Justice. Troisièmement, la communauté internationale n’a pas qualité pour faire partir un président. Il n’y a pas que le peuple qui peut faire ça".
Invités dans Matin première, Dieudonné Wamu Oyatambwe,
docteur en sciences politiques, et Maryse Jacob, rédactrice en chef de la
cellule internationale de la RTBF, ont analysé ces deux déclarations. Pour eux,
il y a un risque d’explosion. "Il y a un risque de dérapage évident. En
Côte d’Ivoire, on avait deux camps avec des armes de chaque côté. Ici on a un
camp avec le pouvoir, avec l’armée, et Etienne Tshisekedi, avec pour lui une
grosse part de la population. Pendant
combien de temps avec ses forces de sécurité imposantes le pouvoir en place va
pouvoir se retenir ?", se demande Maryse Jacob.
Dieudonné Wamu Oyatambwe va dans le même sens : "Je ne crois pas que c’est pas maintenant que l’UDPS va devenir un parti armé. Le risque serait qu’un mot d’ordre soit lancé, que le peuple descende massivement dans la rue et que les forces armées ne soient pas capables de se retenir face à cette foule".
Pour le politologue, s’il y a des irrégularités évidentes, Etienne Tshisekedi n’a peut-être pas choisi la meilleure option, en refusant de contester les élections devant les instances ad hoc. "L’intérêt du rapport de la Fondation Carter est de démontrer des irrégularités. Par exemple, on trouve dans une Région favorable au président un taux de participation de presque 100% et presque 100% a voté pour lui, on peut se poser des questions… Mais il appartient à l’opposition de saisir ce genre d’arguments pour contester les résultats. Malheureusement, j’ai l’impression que Tshisekedi a pris l’option de ne pas saisir les instances".
Et de conclure : "Je crains fort que le pire soit
encore à venir. (…) On n’a pas encore les résultats des élections législatives…"
J.C.




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de Maxuell Pourquoi vous n'envisager que la violence ou la guerre ? a qui va profiter cette guerre ? pas aux peuples congolais je pense mais aux attisseurs de troubles y compris le prélat de l’église catholique qui est venue jeter la poudre aux feu . Une chose est vraie KABILA ne peut être pas aimé a KINSHASA ou sur l'ensemble de l'ouest du pays mais ce qui ne pas le cas pour le Katanga. ma crainte est devoir les chose changer est qu'une guerre civile éclate au Katanga du genre 1991 entre 2 Tributs. SVP Militons pour la paix et l’unité du peuples congolais.nous jeunes nous souffrons actuellement avec cette rivalité de 2 tributs.
14-12-2011 09:16 |
de jean galouson Mais,non,hipollite kanambe, le soit dissant kabila au miniscule doit quitter la Rdcongo de gré ou de force,l´archevéque Sin aux Phillipines en a donné l´exemple comme le fait aujourd´hui le cardinal Laurent Mosengwo Pasinya.Au fait ces qui manipulent les elections souvent en Afrique doivent retirer leur marrionette du rwandais bien connu par la population congolaise,tanzaniene,rwandaise pour en cité que celles là.
13-12-2011 13:42 |
de Kinshasa dit NON de toutes les façons à moins qu'il ne soit pas un être humain, qu'il soit un robot...il sait qu'il a triché, il sait qu'on ne veut pas de lui....il doit partir, il n'a même pas honte?????
13-12-2011 15:03 |
de Kinois Il faut croire que beaucoup de commentateurs n'ont pas mis les pieds en RDC depuis longtemps. Ils ne voient pas les nouvelles routes, ne voient pas les nouveaux hopitaux et dispensaires et ne voient pas non plus les nouvelles écoles ... dans tout le Congo ! En 50 ans c'est la première fois que l'on voit que la RDC change vraiment ! Evidemment la tâche est très lourde financièrement et très longue à accomplir. La RDC était complètement dévastée à la fin des guerres qui l'a secouée. De plus Kabila n'a eu réellement que 3 ans de son dernier mandat pour effectuer les travaux puisque la "communauté internationale bienveillante" lui avait collé ses 3 principaux opposants comme vice-Présidents...De plus combien d'observateurs ont été dans l'Est ? Combien de bureaux de votes dans les Kasaï ont connu la même situation des 101 % de votants/inscrits avec 100% des voix ? Je peux témoigner de bureaux dans le Kasaï ou les UDPS empêchaient l'accès.
13-12-2011 11:58 |
de Kinshasa dit NON Quelles nouvelles écoles? Quels nouveaux hopitaux et dispensaires....quel changement?????? Pourquoi est-ce que selon les rapports du PNUD sur le développement on est toujours les derniers....je vis à Kinshasa moi et je ne suis même pas de l'UDPS et je ne confirme en rien de tout ce que tu dis...des routes qui provoquent des inondation dans certains coins??? C'est pour cette raison qu'il faut tricher??? Est-ce avec son argent de poche qu'il le fait??? Notre impôt contribue aussi?? D'ailleurs ce n'est pas un luxe de faire "ce que vous citer"....Les Kinois meurent de fin!!! Savez dans quelles conditions vivent les kinois??? Vous parlez d'école...et combien d'université??? Savez-vous dans quel état se trouve l'UNIKIN???? Les écoles avec les enseignants payés par les parents??? Cette affaire n'a rien avoir avec l'UDPS mais avec toute la population congolaise!!!! Nous suivons l'affaire de près, de très près même!!!!!
13-12-2011 14:59 |