M. Li, pressenti pour devenir le prochain Premier ministre chinois, effectue actuellement une visite en Belgique, au cours de laquelle il rencontrera notamment le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.
La Commission a diffusé des communiqués relatifs à cet entretien, mais aucun point de presse n'a été prévu, contrairement à la pratique prévalant lors de la visite de dignitaires étrangers. Pressée de questions à ce sujet lors de son briefing quotidien, la porte-parole de José Manuel Barroso a admis à demi-mot que cet arrangement avait été décidé à la demande des autorités chinoises.
A titre de protestation, la présidente de l'API, Ann Cahill, a lu une déclaration condamnant le manque de fermeté des institutions européennes dans la défense de la liberté de la presse.
"Ces dernières années, les institutions européennes se sont accommodées (des atteintes à la liberté d'expression), en laissant les autorités russes ou chinoises dicter qui peut ou pas assister à une conférence de presse, ou même si une conférence de presse peut avoir lieu", a-t-elle dénoncé.
Le jour de la journée mondiale de la liberté de la presse
Ann Cahill a été applaudie par les correspondants de la presse étrangère à Bruxelles, réunis comme tous les midis au Berlaymont. Plusieurs d'entre eux ont aussi critiqué la Commission pour son manque de transparence. D'autres ont regretté la décision de ne pas organiser de conférence de presse le jour même de la journée mondiale de la liberté de la presse.
Belga




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