Bombes sur Gaza: l'implacable réalité des chiffres

Bombes sur Gaza: l'implacable réalité des chiffres
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Bombes sur Gaza: l'implacable réalité des chiffres - © MAHMUD HAMS - BELGAIMAGE

Plus de deux semaines après le début de l'attaque israélienne sur la Bande de Gaza, le bilan humain et matériel côté palestinien ne cesse de s'alourdir. Les chiffres montrent d'une manière crue le lourd tribut payé par les populations civiles. Bref retour sur une opération militaire meurtrière en quelques graphiques.

Pendant que le ballet diplomatique se poursuit, la population palestinienne reste soumise à de lourds bombardements aériens, maritimes et terrestres. Les dégâts humains et matériels augmentent de jour en jour.

Selon un responsable américain, si un compromis devait être trouvé il faudra ensuite entamer "de sérieuses négociations pour trouver une solution durable à la situation à Gaza". Avant tout cessez-le-feu, le Hamas exige notamment qu'Israël s'engage à lever le blocus qu'il impose à la bande de Gaza depuis huit ans, qui pèse lourdement sur la situation économique de ce territoire où s'entassent dans la misère quelque 1,8 million de personnes. L'armée israélienne répète que son objectif est la neutralisation des capacités militaires du Hamas, notamment ses tirs de roquettes.

D'après le bilan des services de secours locaux, plus de 700 Palestiniens, en grande majorité des civils, ont été tués depuis le déclenchement de l'opération militaire israélienne, appelée "Bouclier de protection", jusqu'à aujourd'hui.

Des chiffres plus précis et ventilés sont diffusés quotidiennement par l'Organisation des Nations Unies, à travers son bureau de coordination des Affaires humanitaires (OCHOA). Ces chiffres, utilisés ci-dessous, sont arrêtés au 23 juillet, et ne tiennent donc pas compte des attaques survenues après cette date.

 

Nombre de morts depuis le 8 juillet 2014

 

Un territoire martyrisé

La population de la bande de Gaza ne compte plus ses morts, ses blessés et ses familles déplacées. A la date du 23 juillet, 697 Palestiniens sont morts (chiffres OCHOA). Près du quart (170) étaient des enfants.

 

 

Les besoins humanitaires sont aussi critiques: parmi les 140 000 déplacés, la plupart n'ont plus accès à une source d'eau potable, pour leurs besoins hygiéniques et alimentaires. Ces derniers se trouvent également dans une grande détresse alimentaire. Les ressources de fermiers, éleveurs et pêcheurs sont sévèrement atteintes (troupeaux décimés, terres évacuées, ...)

Au moins 125 000 enfants, directement touchés par le décès ou les blessures de parents, et/ou affectés par la perte de leur domicile durant les 13 derniers jours, ont besoin d'une assistance psychologique spécialisée.

18 hôpitaux ou centres sanitaires ont été détruits (réseau d'eau détruit, destruction de bâtiments, attaque directe d'un hôpital), et sont en besoin urgent de personnel qualifié.

116 écoles ont par ailleurs été endommagées par des bombardements. (A noter que l'UNRWA avait déclaré avoir trouvé des armes dans une école, il y a plusieurs jours). Ce jeudi, plusieurs morts ont été recensés après une frappe qui avait visé un établissement scolaire.

L'Organisation des Nations Unies précise que 44% du territoire de la Bande de Gaza, une portion de terre de 3 kilomètres de large, est désormais considérée par l'armée israélienne comme une "zone inaccessible" ("No-go zone"). Cette portion se trouve à l'extrême est du territoire. En bordure directe de cette zone, les villes de Khuza et de Khan Younes restent exposées à des bombardements incessants. Les attaques sur tout le territoire incluent également des tirs maritimes, aériens et terrestres.

W. Fayoumi

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