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Afrique du Sud: les mineurs toujours en grève attendent des négociations

MONDE | Mis à jour le mercredi 29 août 2012 à 9h49

  • La grève devrait continuer mercredi à la mine de Marikana dans l'attente d'une réunion cruciale pour trouver une issue au plus violent conflit social qu'a connu l'Afrique du Sud ces dernières années, a indiqué l'exploitant Lonmin.

    "On ne s'attend pas à ce que tout le monde reprenne le travail" aujourd'hui, a indiqué à l'AFP une porte-parole du groupe minier britannique, Sue Vey. "La situation sur le terrain demeure très calme", a-t-elle ajouté.

    Direction, syndicats (NUM, UASA, AMCU, Solidarity) mais aussi une délégation de mineurs non-syndiqués doivent se retrouver à 10h00 (08h00 GMT) à Rustenburg, la grande ville voisine du site.

    La négociation sera pilotée par la ministre du Travail Mildred Oliphant, à pied d'oeuvre depuis jeudi dernier pour sonder les uns et les autres.

    "Aujourd'hui c'est le jour de l'accord de paix. Un premier pas et un instrument pour avancer ensemble et tout le monde souhaite que ce soit un succès", a précisé la porte-parole de Lonmin.

    Interrogé sur ce que l'entreprise mettra sur la table, elle a répondu qu'"on ne peut pas discuter des salaires si les gens sont intimidés. Il faut un retour à la normale avant toute discussion".

    Sur la radio publique SAFM, le médiateur du conseil des églises sud-africaines, l'évêque Jo Seoka, a estimé que si un terrain d'entente "était possible" et "l'ambiance était très cordiale et paisible pour le moment", il craignait toutefois que "si rien n'est fait la violence puisse à nouveau ressurgir".

    La pierre d'achoppement entre grévistes et direction est que les premiers "demandent 12.500 rands (environ 1.200 euros par mois) tandis que la direction demande qu'ils retournent au travail pour ensuite revenir et discuter avec eux" a-t-il indiqué. "Les travailleurs disent non, les gens sont déjà morts, certains ont été arrêtés et on ne peut pas ne pas exiger ce pour quoi ils sont morts et ont été arrêtés", a-t-il ajouté.

    Dix hommes, dont deux policiers, ont été tués entre le 10 et le 12 août dans des affrontements intersyndicaux à Marikana. Puis une fusillade a fait 34 morts le 16 août lorsque la police a tiré sur une foule hostile armée de machettes, de gourdins et, selon la police, d'armes à feu volées aux policiers et gardes tués précédemment.

    Plus de 260 grévistes ont été arrêtés après la fusillade, sans compter les 78 blessés qui se sont également vus notifiés leur état d'arrestation.

    AFP

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    Rodger Bosch (AFP)
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