Les mineurs sud-africains réclament des conditions de vie décente. 34 d'entre eux sont morts à Marikana, le 16 août, pour défendre leurs droits mais, depuis, le conflit s'est propagé aux autres mines de platine de la région et la grève touche même une mine d'or près de Johannesbourg. La police est encore intervenue dimanche pour disperser un rassemblement de mineurs après avoir mené la veille une opération commando dans les quartiers de Marikana à la recherche d'armes blanches et de bâtons.
Les forces de l'ordre sont survoltées, le régime de Prétoria est mal à l'aise: il incite les compagnies minières à négocier des conditions de vie plus acceptables, mais il sait que le principal syndicat ouvrier, (proche de l'ANC au pouvoir) est contesté par sa base et débordé sur le terrain. Certains travailleurs accusent le président Jacob Zuma de renouer avec les pratiques de l'apartheid. Et pendant ce temps, la principale région minière est paralysée, toutes les compagnies ont dû cesser leurs activités, ce qui pèsera immanquablement sur les rentrées financières du pays puisque le platine contribue pour 9% au PIB. Il représente la moitié des exportations sud-africaines. Ce lundi, la Confédération syndicale tient ses assises. Elles seront suivies de très près par la population du Nord du pays.
Françoise Gilain




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