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L’armée du Sri Lanka continue à bombarder la zone de guerre

28.04.09 - 08:30

Un site internet proche des rebelles tamouls du Sri Lanka a accusé mardi l'armée gouvernementale de continuer à bombarder la zone de guerre, malgré sa promesse faite la veille de cesser de tirer à l'arme lourde.

Les forces de sécurité sri-lankaises ont fait feu au moyen de batteries d'artillerie et de mortiers sur la mince bande côtière d'à peine 10 km2 où sont acculés les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE), avec plus de 50.000 civils, a accusé le site Tamilnet.com.

"Il y a eu de puissants tirs de mortiers venant de toutes les directions", lundi soir, selon Tamilnet, affirmant que 139 personnes ont été blessées.

Mais les forces armées ont démenti "avoir bombardé la zone" du conflit et "même avoir utilisé dans le passé des armements lourds contre des zones d'habitations civiles", d'après leur porte-parole, le général Udaya Nanayakkara.

L'officier a toutefois précisé que "les opérations terrestres pour grignoter davantage de territoire et libérer les civils" retenus par les insurgés se poursuivaient.

Soumis depuis une semaine aux pressions internationales et à la colère de la diaspora tamoule en Occident, Colombo avait annoncé lundi ralentir son offensive contre la poche rebelle.

Persuadé d'être en train de gagner une conflit amorcé en 1972, le gouvernement a dit avoir ordonné de "cesser d'avoir recours aux armes de gros calibre, avions de combat et bombardements aériens qui pourraient provoquer des victimes civiles".

En visite jusqu'à lundi soir à Colombo, le responsable des Affaires humanitaires aux Nations unies, John Holmes, s'en est félicité, tout en "espérant que cela serait authentiquement respecté, cette fois, (car) cela n'a pas été le cas dans le passé".

De fait, l'armée a souvent affirmé ne pas utiliser d'armes lourdes contre l'enclave des Tigres. Et un responsable gouvernemental a précisé qu'il ne s'agissait "ni de la fin de l'opération militaire, ni d'un cessez-le-feu".

 John Holmes a quitté Colombo "déçu", sans obtenir le "feu vert" du président Mahinda Rajapakse pour dépêcher dans la région du conflit une équipe humanitaire de l'ONU, comme l'avait réclamé le secrétaire général Ban Ki-moon.

 

(M.S. avec Belga)

Crédit photo : (archives belga/ afp)
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