Conclu en juillet mais révélé ce mercredi par le Financial Times, cet accord a été conclu dans le but de cultiver du maïs et de l’huile de palmes, et ce, afin de couvrir à terme plus de la moitié des importations sud-coréennes de maïs venant des Etats-Unis.
L'envolée des cours des denrées alimentaires en début d'année dans le monde et une pénurie de terres arables dans certains pays ont incité plusieurs nations, dont l'Arabie saoudite, la Malaisie, le Koweït, et la Corée du Sud, à chercher des terres agricoles dans des pays tiers pour cultiver des produits vivriers.
Le plus incroyable dans l’histoire est que la Corée ne paiera aucun loyer pour la location de ces terres. Daewoo, en revanche, financera leur mise en valeur.
Selon Shin Dong-hyun, le directeur financier de Daewoo Logistics, la firme sud-coréenne a prévu un investissement de près de 4,8 milliards d'euros pour les vingt-cinq prochaines années, et la firme promet d'assurer la mise en place des infrastructures nécessaires. Les semences de palmiers seront importées d'Indonésie et du Costa Rica, celle de maïs des Etats-Unis.
Les terres louées vont être mises en valeur par de la main-d’œuvre locale a indiqué Yong Nam-ahn, le président de Daewoo Logistics.
Un tel accord paraît répondre aux intérêts des deux parties : d'une part, Madagascar donnerait un coup d'accélérateur à la filiale agroalimentaire, d'autre part, la Corée- 4e importateur mondial de maïs-pourrait à terme en produire jusqu'à 4 millions de tonnes sur place.
Alors, idée pragmatique ou scandale néocolonial? Le débat est ouvert.
M. D.