USA: dans une vidéo, Mitt Romney traite la moitié des électeurs d'assistés

Mitt Romney
Mitt Romney - Nicholas KAMM (AFP)
Belga News

Un journal américain a publié lundi une vidéo prise en caméra cachée dans laquelle le candidat républicain Mitt Romney ironise apparemment sur la "mentalité de victimes" des électeurs démocrates, des propos immédiatement dénoncés par le camp du président Barack Obama.

Mother Jones, une publication marquée à gauche, a mis en ligne cette vidéo prise de toute évidence à l'insu de Mitt Romney, selon elle lors d'une séance de levée de fonds fermée à la presse.

La date de l'événement n'a pas été précisée et seul Mitt Romney est reconnaissable à l'écran, le reste de la scène étant flouté. L'authenticité de la vidéo n'a pu être établie mais la voix de l'orateur semble bien être celle du candidat républicain à la présidentielle du 6 novembre.

On l'y voit assurer que "47% (des Américains) voteront pour le président quoi qu'il arrive. Il y a 47% des gens qui sont avec lui, qui dépendent du gouvernement, qui pensent qu'ils sont des victimes, qui pensent que le gouvernement doit s'occuper d'eux, qui pensent qu'ils ont le droit d'avoir accès à une couverture santé, à de la nourriture, à un toit, à tout ce que vous voulez".

Ces gens pensent "que c'est quelque chose qui leur est dû. Que le gouvernement devrait le leur donner. Et ils voteront pour ce président (Obama) quoi qu'il arrive. Ce sont des gens qui ne paient pas d'impôts", poursuit Mitt Romney, en se disant certain qu'il ne réussira pas à les convaincre de voter pour lui.

"Je ne les convaincrai jamais du fait qu'ils devraient prendre leurs responsabilités et prendre leurs vies en main", assure encore le candidat.

Sollicitée par l'AFP, l'équipe de Mitt Romney n'a pas réagi dans l'immédiat à la publication de cette vidéo.

Le comité de campagne de Barack Obama l'a, en revanche, dénoncée. "Il est choquant qu'un candidat à la présidence des Etats-Unis dise derrière des portes closes, à un groupe de riches donateurs, que la moitié des Américains se considèrent comme des 'victimes' (...) et ne sont pas prêts à 'prendre leurs vies en main' ", a affirmé le directeur de campagne du dirigeant démocrate sortant, Jim Messina.

Belga


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