Pour la presse people et les photographes, la star du jour c’est sans conteste Kristen Stewart. Mais en réalité la jeune fille ne tient qu’un second rôle dans "Sur la route", car le roman autobiographique de Jack Kerouac, c’est d’abord l’histoire d’une amitié virile entre le jeune écrivain, et Neal Cassady, un ex-taulard au charme ravageur. Qu’est-ce qui a poussé le cinéaste brésilien Walter Salles à qui on devait déjà un autre roadmovie, "Carnets de voyage", sur la jeunesse de Che Guevara, à porter à l’écran, "Sur la route" de Kerouac ?
Walter Salles : "J’ai été d’abord passionné par le livre quand je l’ai lu, c’est un amour de jeunesse, j’ai été fasciné par les personnes, par la liberté qu’ils annonçaient, et je l’ai lu très tôt à 18 ans, dans un pays qui était sous régime militaire.. Et tout ce que le livre prônait était à l’envers de ce qu’on vivait. Donc j’ai gardé cette cicatrice, cette marque très fortement en moi."
Le réalisateur connaît la jungle cannoise, dans quel état d'esprit aborde-t-il cette nouvelle sélection dans la compétition ?
Walter Salles : "Ecoutez, il faut aller à Cannes avec l’esprit ouvert et sans jamais rien attendre.. il faut dire aussi que c’est une merveilleuse aventure de toute façon."
Cinéaste raffiné, Walter Salles livre une adaptation très soignée du roman de Kerouac, mais sans doute trop soignée pour restituer l’anticonformisme viscéral du texte original.
H. Dayez




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