Affaire Madison: après mil.be et premier.be, le site du Sénat a été piraté

Le site de la Défense était inaccessible peu après 9 heures ce vendredi.
Le site de la Défense était inaccessible peu après 9 heures ce vendredi. - © T.M.

Le ou les pirates du groupe Down-Sec (Down, section Belgique) ont mis leurs menaces à exécution ce vendredi matin. À 9 heures très exactement, le compte à rebours qu'ils avaient lancé mercredi est arrivé à son terme.

Résultat: quelques minutes plus tard, le site de la Chancellerie du Premier ministre, premier.be (aussi via l'adresse chancellerie.belgium.be), ainsi que celui de la Défense, mil.be, étaient rendus inaccessibles après de nouvelles "attaques par déni de service", autrement dit par saturation des serveurs des sites.

Les deux sites étaient à nouveau consultables peu après 10 heures. Cette double attaque aura duré moins d'une heure.

Senate.be piraté à son tour

Le groupe de pirates a remis le couvert dans l'après-midi, aux alentours de 16h15, en s'attaquant cette fois au site Internet du Sénat. Il était dès lors impossible de consulter la page senate.be. Peu avant 18h00, le site est redevenu accessible

Ces hackers exigeaient une réaction du gouvernement fédéral et un communiqué des autorités judiciaires, concernant l'affaire du suicide de la petite Madison le 9 février dernier. Sans réponse, ils menaçaient de s'attaquer à "deux sites ministériels". C'est désormais chose faite, avec les site du Premier ministre Charles Michel et de la Défense.

Attaques annoncées, mais indéfinies

"Nous avons constaté les différentes attaques, et nous avons donc pris les différentes mesures possibles et nécessaires afin de remettre les sites à nouveau disponibles", nous avait confié en fin de matinée le lieutenant-colonel Miguel De Bruycker, directeur du centre pour la cyber-sécurité.

Même s'il était prévenu de la menace, le centre ne pouvait pas pour autant savoir de quel type d'attaque il s'agirait. "On ne savait pas non plus où nous allions être frappés, ajoute-t-il. Hier (jeudi, ndlr), nous avons prévenu les différents services et nous avons validé les moyens de réponse afin qu'ils soient actifs et avertis. Mais, à ce moment-là, il faut quand même attendre que l'attaque se déroule pour pouvoir réagir de la bonne manière."

Ces hackers se présentent comme un groupe de dissidents radicaux d'Anonymous Belgium. Ils avaient déjà piraté ce mercredi les sites Enseignement.be et joëllemilquet.be, et s'étaient auparavant attaqué à celui du Comité R en novembre dernier, peu de temps après le site wallonie.be.