Les JO de Londres mettent Facebook et Twitter hors la loi

Les JO de Londres mettent Facebook et Twitter hors la loi
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Les conditions générales imprimées sur les billets d'entrée des Jeux olympiques de Londres sont claires: interdiction de prendre des photos, vidéos ou d'enregistrer du son pour les partager sur les réseaux sociaux ou les commercialiser.

Cela revient à interdire les téléphones portables et les smartphones, explique TechCrunch qui résume: "Pas  de Facebook, pas de Tweetpic, pas d'Instagram, rien du tout".

L'avertissement officiel sur les affiches est d'ailleurs sans équivoque: "No photography please, we're British..."

La vente des droits des images des Jeux est un marché juteux, dont la moitié des revenus provient des Etats-Unis avec la NBC. Outre la télévision qui bénéficiera des dernières innovations techniques, les organisateurs ont aussi prévu de diffuser sur une chaîne YouTube et sur Xbox Live.

#copyrightmadness

L'utilisation de Twitter est pareillement prohibée, tant pour le public que pour les athlètes, ce qui sera tout aussi difficile à faire respecter selon le juriste interviewé par le Nouvel Obs. Michel Donval explique ce souci poussé à l'extrême de protéger ses droits de propriété intellectuelle par la crainte de "l'ambush marketing", à savoir la stratégie publicitaire d’une entreprise pour s'associer à un évènement sportif, sans devoir payer pour le sponsoriser.

Et il n'y a pas que les épreuves qui sont frappées d'interdiction de reproduction: les installations olympiques sont aussi classées "top secret". Témoin la mésaventure survenue en avril à ces photographes et cameramen que les vigiles de G4S ont violemment empêché de faire leur travail. Ils étaient pourtant sur la voie publique pour immortaliser le site des Jeux. Le groupe de sécurité privé s'est ensuite excusé tout en reconnaissant que les vigiles avaient été entraînés à décourager la prise d'images, selon le British Journal of Photography...

Les Jeux de Pékin avaient déjà été l'occasion de confronter la volonté pour le moins ferme du Comité olympique international de protéger ses droits de propriété intellectuelle: il avait mis en demeure un membre de l'Association Australienne de l'Industrie du Web de retirer des photos publiées sur Flickr.

Les autres interdictions: drapeaux, hotspots wifi et vuvuzelas

Les règles draconiennes des Jeux de Londres prohibent en outre:

  • les quantités trop importantes de nourriture
  • les drapeaux de nations non participantes, sauf ceux de nations dépendant d'une nation participante comme l'Ecosse, le Pays de Galle ou l'Angleterre, qui font partie du Royaume-Uni.
  • les vuvuzelas, sifflets, sirènes et autres klaxons
  • les substances illégales
  • les produits toxiques
  • les animaux
  • les vélos, rollers et skateboards
  • les walkie-talkies, scanners et brouilleurs
  • et enfin les hotspots wifi et hub 3G.

JFH

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