Les danseuses du Crazy avaient entamé depuis mardi la première grève de l'histoire du cabaret afin d'obtenir une augmentation générale de salaire de 15% et une meilleure reconnaissance de leurs prestations scéniques très dénudées.
En raison de ce mouvement, la direction du temple parisien du nu chic avait annulé les représentations de mardi et de mercredi.
Lors d'une réunion jeudi en fin de journée, les représentants des 18 danseuses concernées et la direction ont abouti à un accord sur une augmentation de 15% assortie de "flexibilité sur les opérations de promotion", a indiqué à l'AFP Philippe Lhomme, un des propriétaires du cabaret, sans préciser davantage ces dispositions.
Dans un premier temps, les propositions de la direction avaient été refusées par les danseuses qui contestaient le mode de calcul et affirmaient qu'elles aboutiraient à des augmentations de salaire de 5% seulement pour celles ayant le plus d'ancienneté.
Selon elles, une danseuse du Crazy Horse travaille 5 à 6 jours par semaine et gagne en moyenne moins de 2000 euros nets par mois, "le salaire plus bas du métier à Paris".
Pour sa part, M. Lhomme a souligné que l'augmentation proposée par la direction était supérieure de 8% aux dispositions de la convention collective des cabarets parisiens.
Créé en 1951 par Alain Bernardin, le Crazy Horse accueille entre 120 000 et 140 000 spectateurs par an et emploie une centaine de personnes. Il a été racheté en 2005 par M. Lhomme et Yannick Kalantarian, des investisseurs belges.
Belga




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