Ce sont les manifestations de musulmans de ces derniers jours qui ont précipité la décision du Morgen, qui y pensait déjà depuis quelques temps. Bart Eeckhout, chef Culture et Médias, explique : "On veut lancer un signal clair. Pour nous, il faut arrêter cette division entre ces deux groupes : nous et eux".
Beaucoup plus répandu du côte néerlandophone, le terme en lui-même n'est pas exact. Allochtone, ça veut dire qui provient d’ailleurs, rien d'autre. De Morgen a donc décidé d'être plus précis dans son écriture pour éviter les amalgames. "Dans le contexte des manifestations qui se sont déroulées à Anvers, il y a un problème avec des jeunes qui sont poussés par des extrémistes musulmans. Ce sont des jeunes musulmans, il n’y a pas de tabou".
Car le problème vient bien des connotations liées aux allochtones plutôt qu'au terme lui-même.
"L’initiative du Morgen révèle un symptôme. Si on n’est pas à l’aise avec les mots, c’est qu’on a un malaise avec les problèmes qu’il désigne, avec les jeunes de la deuxième et troisième génération, les problèmes de délinquance, d’intégration, les problèmes de l’islamisme, sans faire d’amalgame", remarque Edouard Delruelle, du Centre pour l’égalité des chances.
La décision du journal flamand a en tout cas suscité des réactions au plus haut niveau. Joëlle Milquet a invité les rédacteurs en chef , le 16 novembre, pour un échange de vues sur le rôle des médias dans a perception des minorités et dans la lutte contre le racisme. Mais elle a d'ores et déjà invité les rédactions à s'inspirer du Morgen.
D'autres membres du gouvernement ont réagi à l'annonce du quotidien. Vincent Van Quickenborne (Open Vld) a estimé que la communication du gouvernement devait également être expurgée du terme "allochtone", tandis que Laurette Onkelinx (PS) veut inviter tous les fonctionnaires à l'éviter.
Du côté du CD&V, le secrétaire d'Etat Hendrik Bogaert est plus circonspect. "Je ne suis pas convaincu qu'un changement de terminologie changera quoi que ce soit à l'intégration des nouveaux arrivants", a-t-il dit.
Le ministre flamand en charge de l'intégration, Geert Bourgeois (N-VA), juge pour sa part que le débat est positif. "Je n'utilise moi-même plus ce mot depuis quelques années", a-t-il souligné.
RTBF




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de Allegro Par quoi remplacer "allochtone"? Rama Yade utilise son opposé: "français canal historique", qui me semble plus précis et aucunement discriminant.
25-09-2012 14:39 |
de lepicard Vive la politique. Finit le mot " ALLOCHTONE " ok et pour le mot "AUTOCHTONE" on peut toujours le dire ou pas. N'y a t-il pas une mesure contre ceux qui sont naient en Belgique ???? . Je reconnais que tout les jours nous prononçons ce mot " ALLOCHTONE". Enfin quelqu'un qui relève le niveau du C.D.H.
24-09-2012 18:45 |
de Moegle Avant d'utiliser le terme "allochtone" on disait "immigré" ou "étranger". Eh oui, "allochtone" est déjà un euphémisme, comme le sont "mal-voyant" ou "mal-entendant". Alors, par quel autre euphémisme faut-il remplacer celui-là si on a besoin de parler de ceux dont on le peut plus prononcer le nom ? Ah ben voilà, j'ai trouvé ! Il faut dire "Ceux-dont-on-ne-peut-prononcer-le-nom". C'est pas trop stigmatisant ça ?
23-09-2012 10:20 |
de Clabin On ne peut plus faire d'amalgame ? Mais qu'ils commencent alors eux-mêmes à ne plus se prêter à ces amalgames en respectant la civilisation dans laquelle ils sont venus s'établir.
23-09-2012 10:14 |
de michel Que ne ferait pas milquet pour attraper des voix.Je n'oublierai jamais que son parti a fait entrer la première femme voilée dans un parlement en Belgique.Je leur souhaite une bonne branlée aux prochaines élections.
23-09-2012 03:42 |