Le Grand Débat de la présidentielle: "J'ai tout regardé sans m'endormir"

Le Grand Débat de la présidentielle: "J'ai tout regardé sans m'endormir"
Le Grand Débat de la présidentielle: "J'ai tout regardé sans m'endormir" - © PATRICK KOVARIK - AFP

Ce lundi soir a donc eu lieu le premier grand débat de la présidentielle sur TF1. Marc Sirlereau l'a suivi pour nous. Ils étaient cinq candidats présents parmi les onze en lice pour le premier tour. Et alors comment s'est passé ce débat?

Marc Sirlereau: J’ai tout regardé sans m’endormir, ça a quand même duré 3 heures 30. Donc ça veut dire qu’il y avait quand même un intérêt et quand vous écoutiez tout, il y avait quand même des clarifications intéressantes, des non-clarifications indicatives et des escarmouches amusantes. Sur la forme, il faut bien dire que Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen y ont été sans trop de retenue, étalant leur programme. Tous deux, il faut bien le dire aussi, ont le  beau rôle là-dedans, ils ne sont pas au pouvoir, ils n’y ont pas été (Jean-Luc Mélenchon a tout de même été ministre socialiste mais c'était au début des années 2000, ndlr), c’est toujours plus facile dans ce contexte-là.

Est-ce qu’on peut dire que la campagne est officiellement lancée maintenant?

Marc Sirlereau: Il y a des mois et des mois qu’elle est lancée, il y a des mois et des mois qu’on sait qui seront les principaux candidats puisque la primaire de droite s’est terminée au mois de novembre, la primaire de gauche au mois de janvier. Il y a eu un doute bien sûr avec François Fillon puisqu’on a parlé d’un plan B à cause des affaires dans lesquelles il était empêtré, et donc là il y a eu une part de doute en se disant est-ce qu’il va rester candidat ou pas ? Sinon, les cinq principaux candidats, depuis des semaines, on sait qui ils sont.

La cible commune à tous pendant ce débat semblait être Emmanuel Macron?

Marc Sirlereau: Oui et ce n’est pas vraiment une surprise. Dans les sondages, c’est Emmanuel Macron qui se retrouve qualifié pour l’instant pour le second tour avec Marine Le Pen, et on le donne vainqueur au second tour contre Marine Le Pen. Il est donc le favori. Il a dès lors été attaqué, attaqué par Marine Le Pen notamment sur le burkini, attaqué par François Fillon sur les 35 heures, attaqué par Benoît Hamon sur le financement de sa campagne. Visiblement, Emmanuel Macron était la cible. C’est assez logique, il est aussi au centre du jeu, il n’est pas de droite, il n’est pas de gauche, donc les attaques viennent de partout.

C’était un débat assez particulier, puisqu'il n'y avait que cinq candidats sur onze. Est-ce que ça sert à quelque chose pour que l’électeur puisse faire son choix?

Marc Sirlereau: Pas sûr, mais s’il n’y avait pas de débat, on pourrait le reprocher aux médias de ne pas essayer " d’éclairer " les électeurs. Vous savez qu’aujourd’hui, nous sommes quasiment à un mois du premier tour, le premier tour aura lieu le 23 avril, et il y a quasiment un Français sur deux qui ne sait toujours pas pour qui il va aller voter. Et même, parfois ils disent 'Je vais voter pour tel candidat, mais je n’en suis pas encore sûr'. Donc vous voyez encore beaucoup d’incertitudes, les Français ont besoin d’être éclairés, d’en savoir plus, même si on sait tous que ce sont souvent dans les derniers jours que les choix se font.

Notons qu'il y aura encore un autre débat organisé par le service public celui-là et que là, tous les candidats seront représentés.

Newsletter info

Recevez chaque jour toutes les infos du moment

Recevoir