Depuis quelques années, la bande dessinée est enfin reconnue comme un art à part entière dont la figure de proue reste le père de Tintin.
Comme la peinture, la BD s'invite désormais dans les galeries d'art et les maisons de vente aux enchères. En duplex avec Paris, 250 lots étaient à vendre ce dimanche après-midi à Bruxelles.
Dans le milieu, tout le monde semble se connaître et personne n'est surpris par le montant de la vente de la gouache de Tintin en Amérique. Dans la salle bruxelloise, une cinquantaine d'acheteurs potentiels pour les 250 planches originales. Du classique et du contemporain. Les montants de départ vont de quelques centaines à plusieurs dizaines de milliers d'euros.
La plupart des personnes assises ici ont au préalable épluché le catalogue. Elles viennent pour une voire plusieurs pièces précises.
A côté des rares curieux, il y a ceux qui préfèrent miser sur la bande dessinée plutôt que sur la bourse et il y a les collectionneurs de toujours.
Une encre de chine de Chaland est partie pour 13 750 euros. Mais le plus gros lot, cette planche de Franquin a été achetée à Bruxelles, frais compris, 82 500 euros.
Ce qui est rare est convoité et donc cher. La loi de l'offre et de la demande s'applique aujourd'hui aussi à la bande dessinée.
François Lizen




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