Ana Pastor était entrée en 2006 à la télévision publique. Elle animait l'émission "Desayunos", ("Petit-déjeuner"). Elle s'était rendue célèbre pour ses interviews piquantes.
Elle a été remerciée ce week-end. Dans les colonnes d'El País, elle explique avoir été limogée tout simplement parce que, dit-elle, elle faisait du vrai journalisme indépendant. Sur antenne, elle avait eu des mots avec une dirigeante du Parti Populaire, qui accusait TVE de partialité. Ana Pastor avait répliqué. Un autre responsable du Parti conservateur de Mariano Rajoy lui reprochait son impertinence et de l'hostilité vis-à-vis des membres de son Parti.
Mais pour d'autres, Ana Pastor n'était pas plus complaisante avec des membres du parti socialiste.
Selon la direction de TVE, Ana Pastor a refusé une autre offre. Mais cette affaire semble témoigner d'une remise au pas, d'autant que deux autres responsables d'émissions jugés trop complaisants pour l'opposition socialiste ont aussi été remerciés.
Pour le journal El País, c'est une contre-réforme qui se joue à la télévision publique. C'est en tous cas un revers pour la politique impulsée sous le gouvernement du socialiste Zapatero : il avait imposé l'élection d'un directeur non idéologique, élu à la majorité des deux tiers par les députés.
Françoise Nice




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de neon Un peu moins de journalistes, le monde ne s'en portera que mieux.
06-08-2012 14:47 |
de Pascal Durand Juste un mot : quand je vois, dans le chapeau de l'article partagé ci-dessus, l'expression « grogne sociale », je décroche immédiatement, tant il est l'expression de la vision bestiale, tripale que les journalistes sont portés à se faire des mouvements sociaux. Dès qu'une grève, une manifestation a lieu, on peut être sûr que ce mot de « grogne » sera utilisé. A lui seul il est l'expression de l'inconscient journalistique.
06-08-2012 13:26 |
de Isabelle Marchal Entièrement d'accord avec ce commentaire. Il faudrait un jour que les journalistes s'affranchissent de ces clichés. Leur métier est d'informer, pas de rassurer les marchés : d'autres s'en chargent déjà suffisamment. Trop même. Elle est là, la source de nos maux à tous, et nulle part ailleurs...
06-08-2012 13:41 |