Exit le Premier. Il devient deuxième. Pour la première fois dans ce médiamètre qu’il dominait depuis près d’un an, Elio Di Rupo descend de son piédestal temporel médiatique. Il n’est plus que 3e tous médias confondus, avec 7,1% de taux d’occupation des médias, contre 13,3 % le mois précédent. Le voilà donc même derrière le ministre-président du gouvernement flamand, Kris Peeters.
Le premier du baromètre est donc désormais une première : "the first lady of the médias is Annemie Turtelboom". La ministre de la Justice doit ce salut médiatique à la piètre situation des prisons, aux grèves à répétition consécutives aux prises d’otage et à la surpopulation carcérale. Les barreaux offrent donc à la ministre Open VLD un joli tour de préau principalement audiovisuel (10,3% en radio et en télévision). Elle score ainsi, tous médias confondus, à 8,0% de taux d’occupation médiatique.
Derrière elle, d’autres ladies renforcent le poids féminin dans le top 5 en ce qui concerne les articles de presse écrite : Ingrid Lieten et Joëlle Milquet.
Coming out présidentiel
L’autre grande information de ce nouveau baromètre, c’est la prise de consistance médiatique de "nouveaux" présidents de partis. Thierry Giet, le remplaçant d’Elio Di Rupo est le plus visible, tous médias confondus. Il est 15e et s’offre même une entrée dans le Top 10 sur Internet. Charles Michel est assez loin derrière, 42e au classement, mais il s’offre le léger plaisir de devancer de quelques places les présidents cdH et Ecolo.
Car côté Ecolo, ancien ou nouveaux, un Bernard Wesphael parti fait mieux que deux Présidents de retrouvés. Olivier Deleuze et Emily Hoyos sont presque en fin de classement. Même Benoît Lutgen est moins bien classé que celui qu’on surnomme désormais "Bernard Mélanchon" depuis qu’il a créé son Mouvement de gauche démocrate et citoyen.
La Marseillaise
Notez, au cas où vous auriez passé le mois dernier sur une île déserte, que la campagne française s’est invitée franchement dans les médias belges. Et que si Sarkozy et Hollande étaient dans le classement, ils écraseraient Kris Peeters et Elio Di Rupo de leur supériorité médiatique, avec 30 à 40% de visibilité en plus. Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon seraient dans le top 10, s’ils étaient belges, et même un François Bayrou serait 11e.
Johanne Montay
Méthodologie: chaque homme ou femme politique répertorié dans l’étude (ministres, secrétaires d’état et présidents de parti de tous les gouvernements belges) fait l’objet d’une surveillance précise de sa visibilité médiatique.
Auxipress comptabilise pour chaque homme ou femme politique le nombre exact d’articles de presse, de séquences radio ou télé et d’articles publiés sur les sites Internet d’information.
Le champ d’étude s’étend :
· à tous les quotidiens belges et magazines généralistes d’information belge.
· aux émissions d’information des radios et télévision belges principales : VRT, VTM, RTBF, RTL-TVI
· à +/- 25 sites internet d’information belges.
Cette comptabilité permet de dégager en permanence des tendances d’occupation médiatique très précises.
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