Les nouvelles mesures prises par les autorités contre les microbloggers ne feront seulement que "déplacer le problème à la prochaine génération", selon l'artiste, qui avait été détenu d'avril à juin 2011, ce qui avait soulevé une vague d'indignation à travers le monde.
Agé de 54 ans, il vit depuis sous le contrôle rapproché de la police, sans pouvoir quitter Pékin.
"A long terme, estime Ai Weiwei, ils (le gouvernement) doivent comprendre qu'il ne leur est pas possible de contrôler internet à moins de le couper".
Le pouvoir "s'effondrera sur un chuchotement"
"Les gens auront toujours le dernier mot - même si c'est d'une voix faible, sereine. Un tel pouvoir s'effondrera sur un chuchotement", assure l'artiste, peintre, sculteur, architecte et plasticien.
"Internet est incontrôlable et si internet est incontrôlable, la liberté triomphera. C'est aussi simple que cela", juge-t-il encore.
Début avril, Ai Weiwei avait annoncé que les autorités lui avaient imposé de couper les caméras reliés à internet qu'il avait installées à son domicile de Pékin pour tourner en dérision la surveillance constante dont il fait l'objet.
AFP




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