Interpol mettait encore récemment en garde: au niveau mondial, la cybercriminalité est en passe de rapporter plus que le trafic de drogue, cocaïne, héroïne et cannabis réunis.
La Belgique n'est pas à l'abri de cette forme de criminalité, comme le souligne Olivier Bogaert (Surfons tranquille/Classic 21): des arnaqueurs du net passent des appels téléphoniques dans toute la Belgique et se présentent comme le centre d'aide de Microsoft ou d'autres grandes entreprises internationales. "Au cours de la conversation, le correspondant signale un problème de sécurité et invite son interlocuteur à se rendre sur un site pour télécharger la solution. Une fois le logiciel chargé et installé, l'ordinateur se bloque et un paiement de 150 € est demandé".
Cette façon d'agir, bloquant ordinateur privé à l'aide d'un logiciel "cheval de Troie" avant de demander une rançon pour le débloquer s'appelle "ransomware". Une soixantaine de signalements de tentatives d'arnaque de ce type ont déjà été enregistrés en Belgique.
Les appels, donnés dans les trois langues nationales (français, néerlandais et allemand) mais avec un accent asiatique, note un témoin, semblent émaner d'un call center, preuve pour Olivier Bogaert, que ces cybercriminels se donnent les moyens pour arnaquer à grande échelle.
Par le passé des cybercriminels se sont déjà fait passer pour la SABAM (qui demandait de payer "une amende") ou carrément les eCops, les policiers de la Federal Cyber Crime Unit.
En cas de tentative de ce genre, le mieux est mettre fin immédiatement à la conversation, de ne rien payer et de signaler les dommages éventuels à la police.
JFH




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