BH : Avec nous, Laurette Onkelinx, Vice-Première PS, bonjour !
LO : Bonjour !
BH : Joëlle Milquet, Vice-première et Présidente du CDh, bonjour !
JM : Bonjour !
BH : Isabelle Durant, co-présidente Ecolo pour encore un jour et députée européenne… Elle devrait nous rejoindre dans les minutes qui viennent. Et puis Didier Reynders, Vice-premier et Président du MR. Qui est dans un avion, à l’heure actuelle, mais qui nous a accordé une interview, il y a quelques minutes, avant de prendre son avion. Alors, on va l’entendre tout de suite. Herman Van Rompuy, dans les étoiles, les étoiles européennes. Ca c’est la nouvelle hier soir. La Belgique se réveille aussi un peu sur terre, dans l’inconnu. Hier soir, le temps était aux félicitations. C’est bien normal, après une fonction pareille. Aujourd’hui, parlons des conséquences de ce départ pour nous. J’ai demandé à Didier Reynders si Herman Van Rompuy, qui a apporté de la stabilité au Gouvernement fédéral, c’est indéniable… si son départ, à l’inverse… apportait de l’instabilité… Ecoutez-le…
DR : Je ne pense pas. On a stabilisé la situation, depuis maintenant pas mal de temps, avec toute une équipe autour de la table gouvernementale et je pense que ce qui a surtout contribué à une certaine stabilisation, c’est le fait qu’il faut affronter une crise économique sans précédent. On a, je crois, pris les mesures nécessaires pour résoudre la crise financière, mais la crise financière se traduit aujourd’hui, par des conséquences dans les entreprises et surtout par des conséquences sur le plan social. J’ai dit à plusieurs reprises que nous aurons encore dans les prochains mois et les prochaines années, à poursuivre dans cette voix …à d’abord sortir de la crise… et puis d’ailleurs à revenir ensuite à l’équilibre des finances publiques. Ce sont les préoccupations et priorités du moment.
BH : Est-ce que ça veut dire, Didier Reynders, qu’il ne faut pas, à l’occasion du départ de Monsieur Van Rompuy, renégocier un accord de Gouvernement, il faut trouver au plus vite un nouveau Premier ministre, mais sans rouvrir la boîte de Pandore du Gouvernement ?
DR : Je crois qu’il faut garder une stabilité, telle qu’elle est là, en ayant l’occasion de poursuivre effectivement, la politique qui a été entamée. Nous devons faire voter des budgets pour 2010 et nous avons déjà préparé le budget de 2011. On sait que …je le disais… la priorité c’est de poursuivre la mise en place d’un certain nombre de mesures de relance, comme les baisses de T.V.A. qui ont été décidées dans la construction ou dans l’horeca, par exemple. Il faut aussi venir en aide au secteur agricole. On en a énormément parlé ces derniers mois avec les agriculteurs, qui souffrent très fortement. Donc je crois que ce sont toutes ces réponses-là qui doivent être données. Elles sont prévues, elles sont dans les textes préparés par le Gouvernement. Nous allons devoir poursuivre cette mise en œuvre, avec effectivement, une très grande stabilité.
BH : Est-ce que vous êtes candidat Premier… Posons la question directement, Didier Reynders et est-ce que (si vous n’obtenez pas le poste) le MR va demander par exemple le poste de Ministre des Affaires étrangères, parce que c’est vrai …un constat… aujourd’hui les Flamands ont le Président du Conseil européen, ils ont le Ministre des Affaires étrangères, ils ont le Ministre de la Défense et ils ont un Commissaire européen. Est-ce que ça ne fait pas un petit peu de trop ? Il n’y a aucun Francophone qui truste un poste, sur la scène internationale.
DR : Pour répondre à votre question… tout d’abord on n’est pas candidat à ce genre de fonction, mais j’ai toujours dit que j’étais évidemment prêt à assumer des responsabilités. Ce qui va se passer dans les heures et les jours qui viennent, ce sont des consultations du souverain. Donc je vais me rendre dès ce matin au Château de Laeken, pour répondre à l’invitation du Roi et puis nous verrons comment la suite du débat va se mettre en place. Mais je crois qu’il faut surtout assurer une très grande stabilité au Gouvernement et au pays. C’est ce que l’on a fait depuis des mois et c’est ce qu’il va falloir continuer à faire. La préoccupation première des citoyens, porte avant tout sur la crise économique, sur la peur que beaucoup peuvent avoir, de perdre leur emploi. Il faut tenter d’apporter des réponses, dans ces domaines-là. Ce sont cela les enjeux majeurs. J’entends parler de beaucoup d’autres choses, mais la préoccupation majeure aujourd’hui, des citoyens, c’est qu’on apporte des réponses à des problèmes de vie quotidienne.
BH : Voilà ! On entendait donc bien Didier Reynders, qui parlait de stabilité… On ne rouvrira pas (là je l’interprète) la boîte de Pandore, de l’accord de Gouvernement et on ne rouvrira pas la boîte de Pandore de la composition du Gouvernement, sur les postes. C’est aussi votre avis ce matin… Joëlle Milquet…
JM : Je pense que c’est vraiment la plus grande sagesse et le plus grand sens des responsabilités qu’on doit avoir. Vous savez je comptais, au-delà de l’aventure de l’Orange-Bleue, on va en arriver (pour des raisons chaque fois diverses) à une quatre démission et une quatrième re-désignation de Premier ministre. On est dans la crise la plus grave et nous avons pris (et heureusement) dans un bon climat et avec beaucoup de travail, une décision sur deux années. Le conclave budgétaire porte sur deux années et des mesures très ambitieuses anticrise. En matière d’emplois notamment, en matière de relance de protection sociale. Donc je crois que tout le monde souhaite qu’on puisse continuer à travailler très rapidement, exactement dans le même esprit, avec aussi la même atmosphère constructive et un même esprit fédérateur et qu’il faut maintenant (c’est avant tout dans les mains du Roi) analyser la manière …dans les quelques jours qui viennent… dont nous devons organiser les conditions d’une excellente succession, de voir aussi quelle méthode nous allons utiliser pour résoudre ce fameux problème de BHV, qui doit être résolu avant les prochaines Fédérales…
BH : La méthode doit être mise au point maintenant ? Tant qu’on parle d’un nouveau Premier ministre, est-ce qu’on doit se dire, avant qu’il ne soit nommé …ce nouveau Premier ministre… il faut mettre sur la table, le problème BHV ?
JM : Mais non ! On ne va pas commencer à discuter du fond de BHV maintenant, sinon…
BH : Mais une méthode ? C’est ce que vous dites ?
JM : …on n’aura pas de Premier ministre, sans doute avant longtemps. Non ! Mais avoir une discussion-vérité, pour s’assurer que les conditions sont réunies, pour pouvoir lancer de façon optimale les premiers débats à cet égard. Déjà rien que le choix d’une méthode c’est déjà très important.
BH : Laurette Onkelinx… Stabilité donc, disait Didier Reynders. Stabilité aussi, on l’entend, pour Joëlle Milquet. Cela veut dire qu’on ne rouvre pas ni l’accord de Gouvernement, ni la composition du Gouvernement, on ne fait que choisir un Premier ministre ?
LO : Tout à fait… mais avant tout, parce que ça me gêne de directement parler de ça, sans saluer Herman Van Rompuy. En entendant sa nomination, je dois dire que j’ai été particulièrement émue. Emue… pour le destin de cet homme-là, que j’ai appris à connaître, pendant ces derniers mois, au sein du Gouvernement fédéral. C’est un homme qui a vraiment essayé pendant un an, de construire des compromis, dans le respect de chacun. Et c’était une ambiance, effectivement très constructive …nouvelle… à la limite, que l’on a pu constater au niveau Fédéral. Et puis tellement fière pour la Belgique. Après avoir participé à la construction de l’Union européenne, que la Belgique donne le premier Président permanent du Conseil européen …quelle fierté… donc vous me permettrez d’abord de le dire, parce que je vis ce moment-là dans l’émotion. Et puis, maintenant, ce que viennent de dire …et Didier Reynders et Joëlle Milquet… est tout à fait vrai. Il faut assurer la continuité, la stabilité. Il ne faut pas de rupture, il ne faut pas de crise. On n’en n’a vraiment pas besoin, avec ce qui se passe au niveau social et économique. Et donc il faut très rapidement un nouveau Premier ministre, qui assure la continuité de l’accord de Gouvernement. Il n’y a pas besoin de négocier un nouvel accord de Gouvernement. Il y a eu un fait politique important, hier soir aussi, c’est la déclaration de Marianne Thyssen, la Présidente du CD&V, pour ce qui concerne l’aspect Belgique. Et Marianne Thyssen a dit : nous sommes très très fiers pour Herman Van Rompuy. Vous avez constaté, a-t-elle dit, que le CD&V n’a pas démérité, les derniers temps, grâce notamment à Herman Van Rompuy et donc nous allons bien entendu attendre l’initiative du Roi et proposer un successeur à Herman Van Rompuy. Donc c’était une déclaration politique majeure. Je suppose que dans les prochains jours, dans les prochaines semaines, le CD&V va mettre sur la table, le nom d’un successeur pour Herman Van Rompuy.
BH : Et c’est bien le CD&V qui a la clef du 16 ? C’est ce que vous nous confirmez ce matin ?
LO : Oui je pense qu’il y a un large consensus autour de cela, d’autant plus, n’oubliez jamais en terme politique, que les partis flamands du Gouvernement, sont minoritaires, au niveau du Parlement. C’est une donne importante en politique. Ils sont minoritaires dans leur groupe linguistique, mais ils assument ça et ils continuent à participer, dans le respect de chacun, au Gouvernement fédéral. Donc il faut aussi tenir compte de cette donne-là. Et il faut terminer cette législature. Joëlle disait : on a tellement connu de soubresauts… que maintenant il faut poursuivre, sans un nouveau problème… et donc calmement, simplement, en ayant une discussion aussi sobre, sur les prochains dossiers à l’agenda. Il y en a un qui est difficile, c’est BHV… ça c’est clair…
BH : Isabelle Durant, bonjour… Vous venez de nous rejoindre.
ID : Bonjour !
BH : Alors… stabilité… on l’entend ce matin. Après le temps des félicitations qui est déjà venu hier soir, Laurette Onkelinx l’a rappelé ce matin… qu’est-ce qui va se passer pour vous ? Comment est-ce que vous voyez l’avenir du Gouvernement fédéral ? Est-ce que vous avez peur… vous craignez une déstabilisation… ou est-ce que vous voyez les choses en se disant : ça va continuer maintenant. Le CD&V a les mains, a de bons candidats pour remplacer Van Rompuy, au 16 ?
ID : Mais j’ai évidemment quelques inquiétudes. Autant je peux moi aussi être très très heureuse et fière de se qui se passe à l’échelle européenne, autant j’ai des inquiétudes sur le terrain belge ; et j’écoutais Laurette Onkelinx dire : c’est vrai, il faut terminer. Et donc, rien que ça : il faut terminer ce Gouvernement fédéral… Au fait c’est vrai, il a quand même mal démarré, c’est le moins qu’on puisse dire… Monsieur Van Rompuy l’a apaisé, en termes de méthode, ça c’est un fait évident. On ne peut pas dire, en tout cas de mon point de vue, que les décisions qui ont été prises, aient les plus courageuses, les plus fortes. Pour moi c’est un Gouvernement qui gère au quotidien …c’est vrai, dans les circonstances extrêmement difficiles, vu la crise… et donc c’est vrai que je suis un peu inquiète. Je suis inquiète parce qu’à la fois on parle de terminer… donc au fond on n’attend plus grande chose… On est en train de se dire : on est…
LO : Terminer un mandat ! Soyons clairs ! L’électeur nous a élus pour quatre ans…
ID : …nous a donné mandat jusque 2011. Par ailleurs, il est vrai qu’il y a d’énormes rendez-vous. Non seulement le rendez-vous institutionnel, qui est d’une grande complexité et l’heure de tous les dangers, mais il y a aussi d’autres rendez-vous, extrêmement importants : non seulement des rendez-vous économiques, mais aussi… je pense au rendez-vous de Copenhague, dans lequel, c’est vrai, l’Union européenne va peser lourd, mais la Belgique aussi. Enfin je veux dire : on y va et on va devoir …en 2001 c’était aussi durant la Présidence belge, en Belgique… qu’on a sauvé ou aider à sauver le Protocole de Kyoto. Et donc tous ces événements-là qui se pointent, m’inquiètent un petit peu. Ceci dit, je veux aussi être positive et donc j’espère que très rapidement il y aura une décision, le Roi sera informé, pourra désigner rapidement un Premier ministre. Qu’on n’ait pas un grand ballet de changements de portefeuilles ministériels, parce que je pense que ce n’est pas bon pour les politiques …quelles qu’elles soient… C’est toujours mauvais d’avoir un changement. Donc je plaide évidemment aussi, même si je ne suis pas toujours d’accord avec la politique de ce Gouvernement, pour qu’il travaille sereinement et le plus rapidement possible, parce que je crois qu’on en a besoin.
BH : Quand ont dit : rapidement un Premier ministre… il y a un nom qui vient très rapidement en tête aussi, c’est Yves Leterme. Il y a déjà des messages d’auditeurs ce matin, qui nous disent : aie !!! on a peur d’Yves Leterme. Vous avez peur d’Yves Leterme, Isabelle Durant ?
ID : « Peur » ce n’est pas le mot. J’ai beaucoup de respect pour Monsieur Leterme comme personne, ceci dit, c’est vrai, l’expérience nous a montré que ce n’est peut-être pas toujours la fonction, dans laquelle il est le meilleur. Je veux dire : la fonction de Premier ministre en Belgique et surtout maintenant, elle est à haut risque et on a vu à quel point Monsieur Van Rompuy a réussi c’est vrai, en quelques mois au moins, à apaiser les choses. Donc c’est vrai que j’ai des craintes. Et je vous dirais même encore plus franchement : si j’étais Monsieur Leterme et si j’acceptais l’exercice de lucidité, c’est-à-dire de regarder les choses, la difficulté, l’échéance, peut-être que je me dirais : au fond ce n’est peut-être pas la meilleure fonction pour moi. Il reste en effet à terminer …si je peux dire… un an et demi, deux ans… Est-ce que je suis la meilleure personne, pour la partie à plus haut risque, de ce qui reste à faire dans ce Gouvernement. Voilà, c’est une question que je pose, mais évidemment ce n’est pas moi qui aie la clef, c’est d’abord le Roi qui l’a, c’est le Roi …sur base d’une proposition de la majorité… et donc on verra bien.
BH : Le Roi a plusieurs possibilités entre les mains. Joëlle Milquet, est-ce que vous partagez les craintes d’Isabelle Durant, sur les capacités d’Yves Leterme, à redevenir Premier ministre ?
JM : Ecoutez, reconnaissons quand même qu’au moment de son départ, on n’a pas eu grand-chose à lui reprocher, puisqu’on a bien vu qu’en fait le grand dysfonctionnement dans l’affaire Fortis, c’est le grand dysfonctionnement du monde judiciaire. Il faudra quand même faire largement la clarté sur ce point… et qu’il a été blanchi sur les conditions de sa dernière démission, dans des conditions quand humaines, assez difficiles. Reconnaissons quand même qu’au moment où la Belgique a dû affronter …comme premier pays… la première tourmente, avec un risque de faillite de Fortis, ce dossier n’a pas été mal géré non plus. Maintenant ce n’est pas à nous à faire les Premiers ministres et ce n’est pas non plus au CDh à le faire. Le Roi a lancé des initiatives, il faut laisser les initiatives dans les mains du Roi. A ce stade je n’ai pas d’autres commentaires à faire.
BH : Laurette Onkelinx… aucune crainte au retour d’Yves Leterme. Vous aviez dit tout à l’heure : quand Herman Van Rompuy, cela a été quelque chose de nouveau. Cela a tranché, par rapport au passé. Et maintenant Yves Leterme c’est un nom revenu du passé. Donc c’est-à-dire, est-ce qu’on va revenir à cette ambiance très difficile du Gouvernement …d’avant Herman Van Rompuy ?
LO : Mais pour ce qui me concerne j’ai bien fonctionné avec Yves Le terme, au sein du Gouvernement. La difficulté évidemment, c’est qu’il arrive à un moment particulier. Nous venons de faire deux budgets : 2010-2011… on a réglé aussi tout un problème difficile, autour de l’immigration. Dossier qui était bloqué depuis de longs mois. Et donc étape par étape, tout le dossier énergétique a été géré, je pense… et bien géré, par une belle alliance Herman Van Rompuy et Paul Magnette… Mais donc il arrive à un moment où il y a ce fameux dossier Bruxelles Hal Vilvoorde, dans lesquels beaucoup se sont cassées les dents. A l’époque, Guy Verhofstadt et puis successivement tous ceux qui ont essayé de trouver une solution. Donc ce n’est facile pour personne …qui que ce soit… Et donc je pense qu’au-delà de la personnalité d’Yves Leterme, ce qu’il faut voir là, tout de suite, c’est qui va accepter d’y aller, parce qu’il faut aussi qu’il y ait cette dimension-là, en disant : je vais traiter ce dossier-là…
BH : Avec une méthode, c’est ce que vous disiez tout à l’heure ?
LO : …avec une méthode à la Van Rompuy. Il faudrait faire du Van Rompuy, sans Van Rompuy…
BH : Et bien voilà ! La phrase est jolie !
LO : C’est un peut de cela. Il faut de l’apaisement, il faut de la négociation modeste. Et puis il faut des compromis, dans lequel il n’y a pas de vaincus. Regardez dans son premier discours… Herman Van Rompuy, hier soir, a dit : je veux être un Président qui cherche des compromis, dans lequel il n’y a pas de vaincus. C’est ce qu’il faut faire pour BHV.
BH : Isabelle Durant, rapidement… Vous pensez qu’il y a moyen, dans ce dossier BHV, on peut trouver une solution, sans vaincus.
ID : On doit ! Et on doit à la fois respecter les Francophones, on doit respecter la demande flamande, on doit recherche le point d’équilibre. Je pense que c’est possible. On y était tout tout près il y a quelques années. Donc c’était effectivement une question de post sur politique de chacun et d’acceptation de résoudre ce problème. En tout cas on pourra compter sur les Verts aussi, pour apporter leur contribution positive, à cette recherche, à ce dialogue.
BH : La Belgique peut-elle faire du Van Rompuy, sans Van Rompuy… On va continuer sur ce thème à 08h40, avec d’autres invités…
Commentaires
félicitations à Monsieur Van Rompuy. Néanmoins je retiens deux réactions entendues dans l'émission "PHARA" de la VRT :
Eric Van Rompuy a dit que son frère a mis les questions délicates (ex. BHV) op een "WAAKVLAM3 + EN VEILLEUSE
Tine Van Rompuy : je ne suis qu'une femme qui doit travailler et comme beaucoup je suis touchée par la crise, donc l'Europe pour bcp d'entre nous est au second plan
Bravo Monsieur Van Rompuy, un honneur pour la Belgique ?
Et que dit la presse internationale ? France : HVR homme lisse aurait fait merveille au Vatican, Président pour la décoration, anesthésiant, ... ; Allemagne : le plus petit dénominateur commun sans envergure ; UK : l'équipe choisie réduit tous les espoirs de l'Europe ; NE : HVR un noble inconnu ; Italie : HVR un ornithologue poète, la voie suicidaire du plus petit dénominateur ; Espagne : HVR pâle figure, terne, poste purement institutionnel sans poids politique ;
De quoi remettre cet "honneur" à sa place.On croirait assister à la remise du bonnet d'âne.
Tiens Elio di Rupo est enfin revenu .... ca faisait longtemps ... ha oui depuis la nomination de Didier Donfut !
pour rire...il parait que Sarko a fait répété la marseillaise à Leterme...
bonjour,
je ne comprend pas vraiment tout cet entousiasme autour de la nommination de notre 1er ministre au poste de président de l europe. En effet Mr Van Rompuy s'était engagé au poste le plus important de notre pays, mais dès qu'il y a une oportunié plus "intéresante" il n'a pas hesité a abandonner son poste. Je trouve cela tout a fait irresponsable, voir indigne. Surtout vu le contexte politique belge actuel.
Hervé
sacré Belgique,
sacré Van Rompuy !
Félicitations aux deux !!
L'Europe est venu chercher le meilleur homme pour faire un boulot... sans vraiment faire de politique partisane... Est-il vraiment si compliqué que ça d'en faire autant pour trouver un successeur à Herman Van Rompuy ?
Tout est déjà en place: projets, budgets, lignes directrice, outils et gouvernement... Ne serait-il pas plus judicieux de choisir le meilleur capitaine pour naviguer ce bateau sans tenir compte de quel parti, ou de quel sexe il ou elle est?
Il faut à présent désigné un homme d'état. Pas quelqu'un dont la priorité est son parti politique ou son égo.
Une idée un peu folle : pourquoi pas Mr Karl Heinz Lambertz ? N'est-ce pas là un homme d'état d'une grande sagesse qui pourrait faire le bonheur de tous les partis impliqués ?
sacré Belgique,
sacré Van Rompuy !
Vive la Belgique
Bravo à notre Premier Ministre et aux atouts pour lesquels il a été reconnu : modestie, discrétion efficacité et diplomatie.
Aux présidents de partis francophones, je voudrais leur demander clairement s'ils envisagent un rééquilibrage communautaire pour les postes à visibilité internationale à la veille de la présidence européenne. Si M. Leterme redevient Premier Ministre, ça voudrait dire que le Président du Conseil Européen, le Commissaire belge, le Premier Ministre et le Ministre des Affaires Etrangères seraient Flamands. Inacceptable ! Le respect entre communautés commence par la reconnaissance de l'existence de chacun. Pouvez-vous poser la question à vos invités ? Merci
Plus de la moitie de nos sont decidées au niveau europeen. Nous votons au niveau federal et mandatons nos politiques pour nommer les responsables europeens. Woaw! c'est ca le droit d'election.
L'Europe devrait plutot penser a se rapprocher de ses citoyens au lieu de vivre dans son cocon!
Quand il faut agir, pour la defense des consommateurs ( je pense au scandale de l'huile frelatee provenant d'Ukraine), on louvoie avec les regles au lieu de les faire appliquer.
Je ne suis pas parti en vacances pendant des mois( pour paraphraser Reynders) et on nous ferait croire que Leterme aurait change?!!
Laissez moi rire!
Les hommes font ce qu'ils peuvent, ils ne choisissent pas toujours les faits auxquels ils sont confrontés, mais quand ils sont déterminés à donner le meilleur d'eux-mêmes pour la cause défendue, ils deviennent grands ...
Tous mes voeux accompagnent le "Président du Conseil de l'Europe" et notre futur Premier Ministre !
Sauf erreur de ma part il est président du "conseil européen" ni président de l'Europe encore moins du "Conseil de l'Europe" qui rassemble aussi la Russie, la Turquie et d'autres...
Une chose est sûr L'UE n'était pas visible auparavant maintenant avec ce duo de CHOC elle n'est toujours pas visible et de surcroit elle est en plus RIDICULE.
Vos réactions et commentaires