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Les bourgmestres de la périphérie divisent la Flandre

21.11.08 - 19:06

Le gouvernement flamand n'a toujours pas pu se mettre d'accord vendredi sur le dossier de la nomination de trois bourgmestres francophones de la périphérie bruxelloise. L'Open Vld, le parti du ministre des Affaires intérieures Marino Keulen, et le CD&V, celui du ministre-président Kris Peeters, s'opposent toujours sur la question.

Les bourgmestres de Crainhem, Linkebeek et Wezembeek-Oppem ont envoyé des convocations électorales en français ce que la Flandre considère comme contraire aux lois linguistiques. L'année dernière, M. Keulen a refusé de nommés ces bourgmestres mais les trois communes ont représenté leur candidature.

Marino Keulen a annoncé il y a quelques temps qu'il voulait prendre une décision dans ce dossier avant la fin de ce mois d'octobre. Le CD&V qui a toujours fustigé l'Open Vld quand il était dans l'opposition, reprochant aux libéraux de ne pas bien défendre les intérêts de la Flandre, se trouve maintenant fort embarrassé par ce dossier. Une nouvelle décision de non-nomination mettrait en effet en grand danger le "dialogue de communauté à communauté" que préside Kris Peeters. Celui-ci, soutenu par son parti, préférerait que le gouvernement flamand ne prenne aucune décision en la matière et laisse la situation en l'état étant bien entendu qu'il n'est en aucun cas question de nommer ces trois bourgmestres.

Après l'échec des précédentes tentatives menées par le premier ministre Yves Leterme - lui aussi CD&V - de faire aboutir une nouvelle réforme de l'Etat que la Flandre appelle de ses voeux, Kris Peeters s'est porté à l'avant de la scène avec l'idée d'un dialogue de communauté à communauté.

Les choses ne sont cependant pas si faciles que semblait le croire le ministre-président flamand et l'annonce explicite de la non-nomination des trois bourgmestres pourrait bien mettre à mal ses espoirs d'être le père d'une nouvelle réforme de l'Etat.

M. Peeters semble avoir trouvé en Frank Vandenbroucke, le vice-ministre-président sp.a, un allié. M. Vandenbroucke s'est battu au sein son parti pour qu'il participe à une discussion sur une nouvelle réforme de l'Etat et veut voir aboutir le dialogue. Quant à Bert Anciaux il est fort embarrassé et louvoie pour tenter de ne pas perdre toutes ses chances d'avoir encore un avenir politique. Son parti, les VlaamsProgressieven, en cartel avec le sp.a, connaît de grandes difficultés après la démission de sa présidente Bettina Geysen.

Vendredi, le gouvernement flamand n'a toujours pas pu trancher et les bourgmestres en question sont toujours en place avec la mention "faisant fonction".

Crédit photo : (archive Belga) / Marino Keulen devant le siège du gouvernement flamand à Bruxelles
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