L'image d'Albert II utilisée pour un site de rencontres adultères

Le site de rencontres adultères s'attend à ce que son utlisation de l'image du roi choque les Belges
Le site de rencontres adultères s'attend à ce que son utlisation de l'image du roi choque les Belges - BELGA PHOTO ERIC LALMAND
Rédaction RTBF

Le site américain de rencontres adultères Ashley Madison a décidé de frapper fort pour son lancement en Belgique et en France cette semaine. L'image du roi Albert II sera ainsi utilisée sur des affiches.

En Belgique, 300 affiches de 2m2 doivent être révélées ce mardi. Elles reprendront les images du prince Charles, de l'ancien président américain Bill Clinton, et du roi Albert II, tous marqués d'un baiser rouge avec le slogan: "Ils auraient dû penser à Ashleymadison.com".

En France, la campagne cible les anciens présidents, François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, ainsi que François Hollande. Aucun afficheur n'a accepté de diffuser cette campagne, a précisé la société américaine, qui ne voit pourtant pas la problème: "Les hommes publics aiment séduire et ça plaît aux Français. Je ne pense pas que la campagne sera mal accueillie", assure Hélène Antier, la porte-parole, à l'agence Sipa. "En revanche, l'attachement au roi est très fort en Belgique. Là, je pense qu'on va choquer".

Ashley Madison s'attend à de nombreuses critiques

La société, qui vante les vertus de l'infidélité, s'attend à de nombreuses réactions négatives en Belgique. "C'est notre marque de fabrique", avoue Hélène Antier, responsable de la communication. "Nous avons agi de la sorte dans tous les pays dans lesquels nous nous sommes installés. Pour amuser, mais également pour faire réfléchir."

Les 300 affiches orneront les rues de Bruxelles à partir de mardi, pendant une semaine. "Nous avons trouvé un afficheur en Belgique mais aucun en France", confirme Hélène Antier. "La police nous attendait à Paris avant l'affichage et nous avons donc dû modifier nos plans."

Le site de rencontres s'attend néanmoins à des réactions plus négatives en Belgique que dans d'autres pays, étant donné le contexte institutionnel difficile, ajoute la responsable de la communication. "Certains personnes nous ont avertis qu'utiliser l'image du Roi risquait de choquer les Belges."

Coutumier des publicités retentissantes, le site internet n'a cependant jamais essuyé de poursuites judiciaires. "Les hommes politiques concernés risqueraient alors de donner un écho supplémentaire à la campagne", confirme Hélène Antier.

Belga et RTBF

 


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