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L'internet des objets: quand nos machines se passeront de nous

ETCETERA | Mis à jour le dimanche 3 février 2013 à 15h31

  • L'Internet des objets, ou le "M2M" (Machine to Machine) permet d’étendre l’univers internet au monde réel. Pour cela l’industrie recourt aux codes à barres, aux puces RFID (radio fréquence), aux URL et, de plus en plus, aux cartes sim des téléphones.

    A lui seul, l’opérateur belge Mobistar, qui s’est spécialisé dans les cartes SIM pour machine, en a commercialisé 4,5 millions. C’est plus qu’il n’a d’abonnés humains.

    La première vague des cyberobjets

    La première vague d’applications se compose des centrales d’alarmes. Si un individu pénètre chez vous, le système appellera la centrale, mais aussi votre voisin ou un membre de votre famille.

    Une exemple moins dramatique est celui d’une marque de machines à café qui a équipé ses modèles professionnels de cartes téléphoniques : si des capsules à café viennent à manquer ou que la maintenance est requise, la cafetière appelle les stocks ou le support. Cela existe aussi pour les distributeurs de boissons ou les installations photovoltaïques qui contactent elles-mêmes l'installateur pour communiquer leur production électrique et de certificats verts.

    L’internet des objets est aussi utilisé pour localiser du matériel roulant de la SNCB. Et cela se déploie aussi fortement dans les voitures de luxe pour les retrouver en cas de vol.   

    Deux vagues à venir

    La vague suivante naîtra de mesures régulatoires. La commission européenne veut lancer pour 2015 un système nommé icall d’appel de détresse automatique dans toutes les nouvelles voitures. En cas d’accident, le véhicule contacte lui-même les secours. 

    Même chose pour les compteurs d’énergie intelligents qui vont relever les indices à distance, mais aussi analyser votre consommation d’eau, de gaz  et d’électricité.

    Mais la troisième vague sera la plus intéressante. C’est lorsque tous les fabricants s’y mettront pour, par exemple, envoyer les infos d’un pacemaker vers l’ordinateur du médecin ou gérer les stocks et les dates de péremption des produits. Cela fonctionne déjà aux USA et en Corée.

    Un capteur sur la laisse du chien

    L'entreprise GreenGoose propose même de poser des capteurs sur tous vos objets. Vous saurez ainsi combien de temps vous vous brossez les dents ou si le chien a bien fait sa promenade. Il suffit de mettre des puces sur la brosse à dents et sur le collier du chien.

    Un autre exemples  est Glowcaps, une boîte de médicaments pour personnes âgées qui sonne quand arrive l’heure du remède et peut contacter la pharmacie pour être rechargée.

    Les risques potentiels de l’internet des objets 

    Notre vie privée risque à nouveau d’en prendre un coup. Des  vendeurs de bière sauront que vous buvez telle ou telle marque et qu’il ne reste plus que deux cannettes dans le frigo.

    Mais il y a aussi des avantages. Comme par exemple assurer la traçabilité des aliments depuis la ferme jusqu'au placard de la cuisine.  

    En France, on estime à 44 millions, le nombre de vaccins gaspillés chaque année en raison du non-respect des températures requises. L’utilisation d’étiquettes de radio-identification (RFID) permettra l’automatisation des contrôles en temps réel.

    2020, l’année où les objets se passeront de nous

    Dès aujourd’hui, 53 % des entreprises prévoient de mettre en œuvre une solution de ce type au cours des prochaines années. Et on estime qu’en 2020, 50 milliards d'objets seront connectés à internet pour se débrouiller sans nous.

    Et qui sait ce que fera votre machine à café en votre absence.

    Jean-Claude Verset

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  • Ces machines dont nous cesserons un jour d'être les maîtres.
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    Ces machines dont nous cesserons un jour d'être les maîtres.

    AFP / Yoshikazu TSUNO
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    • Ces machines dont nous cesserons un jour d'être les maîtres.

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