La première question ce matin, c'est : Que pensent vos quotidiens du débat Sarkozy-Hollande d'hier soir?
La Dernière Heure résume l'exercice ainsi, en un titre à la Sergio Leone : "Un martyr, un menteur et 20 millions de téléspectateurs." Le martyr, c'est la pose prise par le président sortant. Le menteur, c'est le qualificatif qu'a reçu en pleine figure, et à plusieurs reprises, le candidat socialiste. Pour la DH, c'était un combat de chefs nerveux, mais maîtrisé. Un débat dont les chiffres ont été les vrais stars. Et il est vrai qu'il sera sans doute apparu à plus d'un que les chiffres, on peut vraiment leur faire dire que l'on veut.
Tout au long du débat, écrit l'Echo, François Hollande attaquait le président sortant sur son bilan alors que celui-ci tentait de mettre son adversaire en défaut sur sa connaissance des dossiers. C'est effectivement cette dynamique qui a animé les échanges. Nicolas Sarkozy glissant au passage à François Hollande, "Vous, qui êtes depuis si longtemps éloigné des dossiers". Le candidat socialiste reprochant au président sortant : "Avec vous c'est très simple, ce n'est jamais de votre faute".
C'est trop injuste disait un certain Calimero. Ce qui fait titrer à l'Avenir : Sarko fait son Calimero. Le quotidien écrit que le président sortant a taxé Hollande de ne pas arrêter de le critiquer. La bête était blessée. C'est l'hallali. Alors que le candidat socialiste a montré qu'il sait sortir les crocs.
Sarkozy n'a pas su déstabiliser Hollande, peut-on lire dans Sud Presse.
Ce n'était pas un duel, c'était un pugilat, pour la Libre Belgique.
Un climat de tension qui n'avait jamais été vu auparavant dans un tel débat. Ca a volé. "Vous êtes un calomniateur! Un petit calomniateur, même!" "Répondez moi!" "Vous mentez!" Nicolas Sarkozy l'avait dit et répété, ces dernières semaines, il ne ferait qu'une bouchée de "l'anguille", c'est le surnom dont François Hollande a été gratifié à l'UMP, pour son côté sinueux, et lisse. Mais le socialiste ne s'est pas fait dévorer. Que du contraire.
Le Soir analyse d'ailleurs les choses ainsi : en invectivant son adversaire, Nicolas Sarkozy lui a paradoxalement permis d'asseoir son autorité. Parce que l'autorité sied mieux au calme et à la sérénité dont François Hollande ne s'est jamais départi. Contrairement à un Nicolas Sarkozy que le Soir décrit comme peu à l'aise dans on costume de président sortant.
L'intérêt de la presse flamande pour la présidentielle française est moins vif.
Mais les deux rivaux d'hier soir sont tout de même en Une ce matin. Pour le Morgen, c'est clair, c'est en gros caractère d'ailleurs, Hollande a terrassé Sarkozy. Le Standaard estime au contraire que Sarkozy est vainqueur aux points. Mais est-ce que cela changera encore quelque chose? Le Laatste Nieuws remarque que, de l'avis des politologues, au mieux, ce genre débat peut permettre à un candidat de gagner 1% des voix. Or, selon les derniers sondages, François Hollande devance Nicolas Sarkozy de 7%.
Voilà pour le débat en France. A présent, un petit tour des infos marquantes dans vos différents quotidiens ce matin.
Dans la Libre, on apprend que Liège Airport prépare une contre attaque pour s'assurer du maintien des activités de TNT sur le site, malgré le rachat par le numéro 1 mondial du courrier express, UPS. Il s'agirait en fait de couper l'herbe sous le pied du site de Cologne, en faisant venir à Liège des activités de transport de fret d'Allemagne.
Le Staandard révèle que les douanes ont payé 126 millions d'euros de trop à l'Europe à cause d'une erreur informatique. Ce n'est pas irréparable. Mais il faudra, pour que la commission européenne rembourse la somme, qu'un audit indépendant soit réalisé sur la déclaration de douane électronique.
Le Soir revient sur une proposition de loi déposée ce jeudi à la Chambre.
Avec pour objectif d'imposer plus justement les stock-options. De les considérer comme une rémunération comme les autres. Puisque cette proposition de loi gomme l'exception fiscale réservée au stock-options. Et transforme les plus-value qui y sont liées en revenus imposables.
On peut lire aussi dans plusieurs journaux, dont le Nieuwsblad, en Une, que l'assurance de la Ligue belge de football n'intervient pas lorsqu'un joueur a une attaque cardiaque sur le terrain. Une partie de la cotisation d'un joueur à un club sert à financer une assurance. Et elle couvre les fractures, les insolations, même les noyades subites. Mais pas les attaques cardiaques. Ces 6 derniers mois, 4 jeunes footballeurs en ont été victimes sur le terrain.




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