Michel Daerden fait fi des critiques contre son action à la tête des Pensions. Il estime avoir rempli la feuille de route qui lui a été confiée. "Je ne doute pas un seul instant que la déclaration gouvernementale sera en fait le Livre blanc" sur les pensions, estime l’éminence liégeoise, qui se réjouit encore d’avoir réformé les pensions des pouvoirs locaux et celles des contractuels des pouvoirs publics. "Si ça ce n’est pas remplir son contrat, je me demande ce qu’il faut faire!", s’interroge-t-il.
Revenant sur les "traces" qu’il aura pu laisser
et les dossiers auxquels il a contribué, il évoque notamment la réalisation du
TGV vers les Pays-Bas et l’Allemagne, "avec la réalisation de deux gares
exceptionnelles, l’une à Anvers l’autre à Liège". Interrogé sur les "frasques" qui ont émaillé sa carrière politique, il se défend : "On a essayé
de développer ça dans le temps, on a même dit que j’étais le Gainsbarre de la
politique. J’en riais. Puis ces derniers temps on essayait de m’assimiler à DSK ;
et puis les derniers jours c’est Berlusconi !". Pourquoi ? "Je
pense que tout cela c’est un raccourci journalistique. Moi je suis Michel, fils
de cheminot, quatre diplômes universitaires, trente ans au service des gens…".
L’homme se défend d'ailleurs d’avoir jamais été ivre sur un plateau de télévision : "Tout ça
ce sont des mots, ça n’a pas de sens. Je vais vous dire, en ce qui concerne mes
passages médiatiques, j’en ai eu trois au cours des dix-huit derniers mois de
type divertissement…". Des passages dans des émissions de divertissement
qu’il ne regrette pas : "Tout le monde, tous les hommes politiques
passent aujourd’hui dans des émissions de divertissement ! (…) Je ne
vois vraiment pas en quoi mes prestations étaient inconvenantes !"
Peut-on dès lors tracer un parallèle avec la trajectoire d’un Silvio Berlsusconi,
poussé vers la sortie pour son comportement ? "En ce qui me
concerne, je n’ai nullement l’intention de démissionner. Au contraire, je souhaite continuer à exercer des activités politiques, on verra bien
lesquelles, à tout le moins au Parlement et à la conquête de Saint-Nicolas
puisque tel est le défi que m’a demandé de relever l’action commune socialiste
de Liège à l’unanimité."
Pour l’éminence socialiste, il ne faut pas aller vers l’austérité, "ce serait une très très grande erreur. Je crois au contraire qu’il faut un budget qui permet de soutenir l’économie". Et de rappeler les principes du parti socialiste : "il faut que ceux qui ont le plus de revenus contribuent le plus à cet équilibre budgétaire nécessaire". Car, dit-il, il faut s’inscrire dans la logique de réduction de déficit budgétaire. "Je ne doute pas que dans les prochaines heures, un équilibre sera trouvé entre les différents négociateurs", souligne-t-il.
Interrogé sur la capacité de la Wallonie à se redresser en dix ans pour faire face à ce qui est prévu dans la réforme de l’Etat, Michel Daerden ne cache pas que c’est un vrai challenge. Mais, dit-il, "tout est mis en œuvre pour redresser la Wallonie et je crois que quelques résultats intéressants ont été obtenus".
T.N.




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