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Michel Daerden, "en super forme" se verrait bien encore ministre

L INDISCRET | Mis à jour le dimanche 13 novembre 2011 à 12h57

  • Trahi par les siens à Ans, victime d'un "trou d'air" politique et médiatique, le toujours ministre des Pensions Michel Daerden peut-il encore rebondir ? Interrogé par Thomas Gadisseux dans l'Indiscert, l'homme, en tout cas, ne se voit pas encore à la retraite, et il assume sa communication parfois décriée.
    Michel Daerden ne se voit pas encore à la retraite, c’est clair : "25 ans de vie parlementaire, 17 ans de vie ministérielle, c’est pas mal déjà !", lance d’abord le toujours ministre des pensions dans le gouvernement d’affaires courantes. "Je me suis acquitté, je pense, d’une manière on ne peut plus honorable du département des Pensions (…) je suis en forme, en super forme, et je suis prêt à assumer une mission qui me serait confiée par le président du parti avec enthousiasme !", déclare-t-il ensuite, manifestement peu désireux de tourner la page. "Pourquoi faudrait-il tourner la page ? Je ne vois pas au nom de quoi quand on est en forme et qu’on remplit bien son métier, il faudrait tourner la page… ?"

    Michel Daerden fait fi des critiques contre son action à la tête des Pensions. Il estime avoir rempli la feuille de route qui lui a été confiée. "Je ne doute pas un seul instant que la déclaration gouvernementale sera en fait le Livre blanc" sur les pensions, estime l’éminence liégeoise, qui se réjouit encore d’avoir réformé les pensions des pouvoirs locaux et celles des contractuels des pouvoirs publics. "Si ça ce n’est pas remplir son contrat, je me demande ce qu’il faut faire!", s’interroge-t-il.

    Revenant sur les "traces" qu’il aura pu laisser et les dossiers auxquels il a contribué, il évoque notamment la réalisation du TGV vers les Pays-Bas et l’Allemagne, "avec la réalisation de deux gares exceptionnelles, l’une à Anvers l’autre à Liège". Interrogé sur les "frasques" qui ont émaillé sa carrière politique, il se défend : "On a essayé de développer ça dans le temps, on a même dit que j’étais le Gainsbarre de la politique. J’en riais. Puis ces derniers temps on essayait de m’assimiler à DSK ; et puis les derniers jours c’est Berlusconi !". Pourquoi ? "Je pense que tout cela c’est un raccourci journalistique. Moi je suis Michel, fils de cheminot, quatre diplômes universitaires, trente ans au service des gens…". L’homme se défend d'ailleurs d’avoir jamais été ivre sur un plateau de télévision : "Tout ça ce sont des mots, ça n’a pas de sens. Je vais vous dire, en ce qui concerne mes passages médiatiques, j’en ai eu trois au cours des dix-huit derniers mois de type divertissement…". Des passages dans des émissions de divertissement qu’il ne regrette pas : "Tout le monde, tous les hommes politiques passent aujourd’hui dans des émissions de divertissement ! (…) Je ne vois vraiment pas en quoi mes prestations étaient inconvenantes !"

    Peut-on dès lors tracer un parallèle avec la trajectoire d’un Silvio Berlsusconi, poussé vers la sortie pour son comportement ? "En ce qui me concerne, je n’ai nullement l’intention de démissionner. Au contraire, je souhaite continuer à exercer des activités politiques, on verra bien lesquelles, à tout le moins au Parlement et à la conquête de Saint-Nicolas puisque tel est le défi que m’a demandé de relever l’action commune socialiste de Liège à l’unanimité."

    Pour l’éminence socialiste, il ne faut pas aller vers l’austérité, "ce serait une très très grande erreur. Je crois au contraire qu’il faut un budget qui permet de soutenir l’économie". Et de rappeler les principes du parti socialiste : "il faut que ceux qui ont le plus de revenus contribuent le plus à cet équilibre budgétaire nécessaire". Car, dit-il, il faut s’inscrire dans la logique de réduction de déficit budgétaire. "Je ne doute pas que dans les prochaines heures, un équilibre sera trouvé entre les différents négociateurs", souligne-t-il.

    Interrogé sur la capacité de la Wallonie à se redresser en dix ans pour faire face à ce qui est prévu dans la réforme de l’Etat, Michel Daerden ne cache pas que c’est un vrai challenge. Mais, dit-il, "tout est mis en œuvre pour redresser la Wallonie et je crois que quelques résultats intéressants ont été obtenus".

     T.N.

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