Oui. 70% des ados américains entre 13 et 17 ans ont déjà caché à leurs parents ce qu’ils font sur le net. Un pourcentage en augmentation. C’est le résultat d’une enquête d’un institut indépendant auprès d’un millier de jeunes et autant de parents d’enfants de cet âge. Son titre: "La fracture numérique : comment les parents sont dépassés par le comportement en ligne des adolescents".
Parmi les activités top secrètes : le visionnement de vidéos porno ou violentes. Le téléchargement illégal de films ou de musique. Mais aussi, en proportion beaucoup moindre, le piratage de réseaux ou de comptes courriel ou l’usage d’un appareil mobile pour tricher à l’école.
Outre le décalage dans la maîtrise du net, cette situation découle aussi d’un grand malentendu. Trois parents sur quatre estiment savoir ce que leurs ados font sur le net. Et un sur deux croient qu’ils le leur racontent. En réalité, plus des deux tiers des jeunes considèrent que ça ne regarde pas leurs parents et la moitié des jeunes avouent qu’ils modifieraient leur comportement s’ils étaient au courant.
Les parents doivent-ils renforcer leur contrôle ?
Ça, c’est la thèse du commanditaire de l’étude qui vend des programmes qui permettent aux parents de mieux traquer l’activité de leur progéniture sur le web.
Mais tout le monde n’est pas de cet avis. Un spécialiste cité par CNN pense que l’espionnage, c’est une mauvaise solution. Parce qu’il faudra quand même se parler si quelque chose est découvert, et ça aura un effet désastreux sur la communication entre les parents et les enfants. C’est un vrai débat.
Et quelles sont les techniques utilisées par les adolescents pour cacher leur activité ?
Un mélange de recettes classiques et astucieuses.
Une majorité efface l’historique de navigation. Banal. Certains surfent en mode privé qui ne laisse pas de trace.
46% ferment ou réduisent la fenêtre quand les parents arrivent dans les parages.
Plus d’un jeune sur 5 utilise un ordinateur qui n’est pas contrôlé par les parents ou leur téléphone intelligent.
Plus élaboré: ils se créent une adresse de courriel inconnue des parents ou un deuxième profil sur les réseaux sociaux. Ou bien ils bloquent leurs parents pour les empêcher de venir consulter leur page.
Evidemment, certains parviennent à désactiver le contrôle parental installé sur l’ordi.
Dernière observation et sans commentaire : apparemment, les filles sont plus cachottières que les garçons.




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