En première page de la presse, ce matin, il y a cette réforme des soins de santé, aux Etats-Unis.
Réforme qui est passée par le chat de l'aiguille. C'est le Volkskrant qui a ce titre. Par la voix du président de la Cour suprême, la réforme est donc sauvée, et le président aussi. C'est la Une également de Die Welt qui le constate, jusqu'à la dernière minute, le suspense sera resté entier. C'est donc un long, un immense soupir de soulagement que le président américain a dû pousser, constate le Figaro. Toute la réforme du système de santé était suspendue à la décision de la plus haute juridiction du pays. Du coup, le quotidien se penche sur cette institution. Dans un pays où la Constitution a valeur de Bible, les 9 juges de la Cour suprême -nommés à vie et inamovibles sont souvent perçus comme des grands prêtres juchés sur un Olympe d'où ils disent le Droit. Mais la Cour n'est pas qu'un temple du Droit américain. A chaque génération revient cette critique de la politisation de l'instance. Car derrière l'idée théorique d'une justice au-dessus de la mélée, le dessein politique et philosophique de l'un ou l'autre président est toujours censé s'accomplir à retardement. Les juges suprêmes sont inamovibles et nommés à vies. Bien souvent, ils survivent politiquement au président.
Retour en Europe, où c'est évidement le sommet - actuellement en cours - qui fait l'actualité.
Presque toute l'actualité, Georges, puisque la presse italienne s'offre tout de même le plaisir d'annoncer sa qualification à l'Euro2012 de football. Une grande Italie titre le Corrierre della Sera. Une partie parfaite, ajoute la Repubblicca.
L'Italie affrontera donc l'Espagne. Et cela donne une saveur toute particulière à la Une d'El Pais, qui évoque évidemment la crise de l'Euro. Espagne et Italie réclament tous deux des moyens d'urgence pour tenter de freiner leur chute. La tension, au sommet européen est à son comble. Tension confirmée ce matin encore par la presse française. Avec une double page dans le Figaro, une double page aussi dans le Monde pour dire qu'après un tête à tête, mercredi soir entre Angela Merkel et François Hollande, après une après-midi et une longue soirée de sommet européen, hier, Paris et Berlin reste encore et toujours en désaccord.
Allez une image... au porte de l'Europe. C'est le déploiement de troupe turque à la frontière syrienne.
Image publiée ce matin dans le Times où l'on voit ce convoi militaire prendre la route. Une longue colonne de camions transportent ces batteries de lanceurs de missiles anti-aériens... Et devant eux une petite voiture de police, sirène et gyrophare allumés, ouvre la route. Le Times constate, ce déploiement de force se produit alors que l'espoir d'un consensus lui s'efface.
Pendant ce temps, le Monde lui compte les points et constate le signe d'affaiblissement du régime syrien. Défection, au coeur de l'armée, attaque contre la télévision d'Etat, combats acharnés. La situation ne cesse de se dégrader au point que le président Al-Assad parle désormais de guerre totale. Pourtant, pendant que ce conflit armé évolue à toute allure, la communauté internationale reste - elle - paralysée. Demain, une réunion doit se tenir à Genève, entre les 5 membres permanents de l'ONU, la Turquie, l'Union européenne et la Ligue arabe. Même si Kofi Annan et Moscou le souhaitaient, l'Iran ne prendra pas part aux discussions.
Un mot encore pour signaler les nombreux hommages de la presse française après le décès de Robert Sabatier. Un grand romnacier écrit le Figaro. Un poète de l'enfance. Le doyen de l'académie Goncourt avait 88 ans.




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