Et c'est évidemment ce matin encore, le grand titre de la presse européenne, la Grèce risque bien de sortir de l'Euro. Et que ce risque se réalise ou pas, le Financial Times constate déjà : "l'hypothèse d'une sortie grecque fait trembler les marchés." L'International Herarld Tribune constate que les saisons s'enchaînent. Cet hiver, la Banque centrale Européenne a fait pleuvoir les liquidités. Place maintenant à un été où s'annoncent les mécontentements entre Berlin et Athènes. Un été, cette fois, où fleurira la peur grandissante d'un désastre imminent.
Les Européens, donc sont tentés de lâcher la Grèce, titre le Figaro. Tentés, mais également divisés. On avait pas mal entendu le camp de ceux qui se prononçaient en faveur de cette sortie de la Grèce. Voici qu'hier, c'est le camp opposé qui a donné de la voix. "Ce serait un échec pour toute la zone euro" a lancé le ministre espagnol. Nous devons trouver des solutions et offrir notre soutien. A cette voix, le Figaro ajoute celle de notre compatriote, Steven Vanackere. Vision pragmatique de la question "A quoi bon parler d'une option qui ne règlerait pas le problème de fond."
C'est aujourd'hui qu'est publiée l'interview d'Elio Di Rupo dans Le Monde. "La Zone euro doit s'en sortir par le haut, dit-il. En alliant rigueur et relance. Car " sans rigueur les marchés s'affolent. Mais cette rigueur n'a de sens que si elle favorise la croissance." Quant à la Grèce, pour Elio Di Rupo ce sujet ne peut être évoqué avec légèreté. La Grèce est dans l'Union. Tous deux sont donc interdépendants.
Dans le Monde encore, cet édito. "Au sein du marché européen, contrairement aux Etats-Unis, il n'existera aucune autorité réelle tant qu'on n'aura pas créé une fédération véritable. Ce marché n'a de sens que s'il est une première étape vers cette fédération ".
Edito brûlant d'actualité, signé Maurice Duverger. Et signé surtout le 17 janvier 1957. C'était il y a 55 ans.
Image encore ce matin. Des Tableaux en fait, volés à Paris mais toujours introuvables. Les voleurs eux ont été retrouvés mais le Monde l'explique " Aucune des 5 toiles n'a refait surface ". C'est le mystère. Et c'est l'enquête aussi que retrace le quotidien. La liste de course du voleur, d'abord. Avec de l'acide pour décaper les vitres d'un châssis; Du papier de verre pour bien le nettoyer. Un tournevis pour démonter la vingtaine de vis. Une fois dans le Musée de la Ville de Paris, il y a le sweatshirt à capuche et le foulard sur le visage pour les caméras.
Ce que le voleur n'a pas prévu, c'est qu'il n'y a là ni antichoc sur les vitres, ni anti-intrusion dans la salle, ni alarme. Du coup, après le tableau de Fernand Léger, il se promène, avise un Matisse, choisit un Bracque, craque pour un Picasso (j'ai tout de suite adoré le cubisme, reconnait le voleur). Et même, vu qu'il n'y a pas de cadena, va-t-il chercher ce Modigliani qu'on lui a commandé.
2h30 plus tard et deux allers retour jusqu'au monospace, le Croate s'en retourne. Mais le périple des toiles se poursuit. Du voleur au receleur-antiquaire, jusque chez ce réparateur de montre. Là, l'histoire bascule car l'homme, face à la police puis à la Justice affirme s'être débarrassé des toiles. "Face à la réalité de cette histoire de fou, face aux tableaux volés, j'ai pris conscience de la situation terrible dans lequel j'étais. J'ai pris les tableaux, je les ai piétinés et j'ai tout jeté dans un sac puis dans la benne à ordure ".
Même si le service des ordures de Paris affirme que cela aurait pu se produire, personne ne veut croire à ce scénario. Seule son avocate y croit. Même si elle avoue " J'aimerais me tromper ".




![[x]](http://www.static.rtbf.be/rtbf/www/images/common/old_browser/close.png)




Faire un commentaire
sans quoi, nous nous réservons le droit de supprimer votre réaction.