La Repubblica révèle l'existence d'un plan secret liant Rome et Berlin.
Un traité sur la rigueur et la croissance concocté par Merkel et Monti. Les deux parlements italiens et allemands y travaillent ensemble. Et la repubblica écrit qu'il pourrait s'agir, dans les semaines qui viennent, de la plus grande opération de marketing politique en Europe depuis le traité de Rome. L'Italie et l'Allemagne se lieraient au même calendrier, et synchroniserait le processus de ratification parlementaire de ce plan de rigueur ET de croissance. Assorti d'une délcaration solennelle de Merkel et Monti sur le destin européen commun. La republicca résume l'enjeu ainsi : Une Italie plus allemande en terme de rigueur, et une Allemagne plus italienne en terme de croissance.
Des dizaines de milliers d'espagnols ont manifesté ce dimanche.
Ils dénoncent la politique d'austérité du gouvernement de droite de Mariano Rajoy. Et quelle est la réponse du chef du gouvernement ? C'est la une d'El pais. Rajoy répond avec l'annonce d'encore plus de coupes budgétaires. Encore plus, et encore plus importantes. Le quotidien espagnol écrit qu'il commet exactement les mêmes fautes que son prédécesseur Zapatero, en cherchant à tout prix à satisfaire les marchés. Alors que depuis al victoire de François Hollande au premier tour de la présidentielle française, partout en Europe on remet en cause l'inflexible austérité qui ne fait que nourrir la récession.
Le Monde à Paris va dans le même sens en relayant l'avis de nombre d'économistes : le remède appliqué à l'Espagne, comme à d'autres Etats, est qualifé de contre-productif. le très médiatique prix Nobel d'économie, Joseph Stiglitz, a va jusqu'à parler de suicide économique de la zone euro. Pour réussir, une cure d'austérité, même bien dosée, doit être soutenue par des mesures à même de relancer l'activité et d'enclencher un cercle vertueux.
Le Temps à Genève, en remet une couche.
La politique d'austérité a tué la croissance écrit le quotidien. Les dirigeants européens, à commencer par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, n'avaient certes pas tort en affirmant que la discipline budgétaire était un impératif pour contrer la crise de la dette. mais, en définitive, leur calcul s'est révélé erroné. La bonne nouvelle, c'est que les champmions de la politique de rigueur reconnaissent qu'il faut changer de cap.
Le Times évoque, en Une, un gouffre au cœur de l'Europe. Si l'Allemagne se rapproche de l'Italie de Monti, elle pourrait s'éloigner de la France de Hollande. L'éditorialiste du quotidien conservateur britannique écrit que l'inflexibilité de l'union monétaire a créé une intolérable malaise économique. Pour sortir de de la crise, il faut effectivement plus de croissance, et pour avoir plus de croissance, il faut en substance que l'Allemagne décide de voir l'euro survivre. La survie de l'euro, David Cameron n'y parierait pas sa chemise. Le premier ministre britannique a tapageusement déclaré que la zone euro n'en était même pas à la moitié de la crise à traverser, et que la monnaie unique pourrait bien y passer.
Le syndicat allemand IG Metall a lancé une vague de grève ce week-end.
C'est la une de Die Welt. Partout dans les industries du pays, les travailleurs débrayent. IG Mettal affirme que plus de 2500 employés du secteur de la métallurgie sont partis en grève. Ils réclament une augmentation de 6,5% de leur salaire. Le patronat en propose 3% sur 14 mois. Ce que les travailleurs qualifient de provocation. IG Metallprévoit des grèves "massives" outre-rhin à partir du milieu de la semaine prochaine.




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