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Le tour d'Europe / Euranet

MATIN PREMIERE | lundi 20 août 2012 à 5h32

  • Nicolas Vandenschrick a parcouru l'Europe des quotidiens pour vous rapporter ce qui barre les Unes des journaux de nos voisins.

    Vous revoilà, Nicolas Vandenschrick, pour faire cette fois, le tour de la presse européenne. Il était en Une vendredi. Il est de retour après ce week-end, c'est Julian Assange, le fondateur de Wikileaks.

    Comme annoncé, Julian Assange s'est montré au balcon de l'ambassade de l'Equateur. Du coup, le fondateur du site Wikileaks se retrouve en photo et en Une. Chemise bleue, cravate rouge. Deux micros pour retransmettre ses propos. Julian Assange lève les pouces à la Une d'El Pais, et du Corriere della Sera. Le Times préfère un zoom.

    Un gros plan sur le visage de cet homme qu'on n’avait plus vu au grand jour depuis deux mois. Lui non plus, d'ailleurs ne semblait plus avoir pris un bol d'air frais depuis un moment. Car derrière la chemise - cravate, Julian Assange semble scruter les alentours comme si un danger le guettait. Mal rasé, l'homme a le visage voilé d'une maigre barbe et l'air un peu hésitant.

    "Face à lui, écrit le Times, ils étaient environ 500. Des policiers, d'abord, puis des manifestants. Supporters masqués ou non ainsi que quelques touristes en route pour le grand magasin Harrods ".

    Julian Assange a profité de ce discours pour dénoncer la présence policière aux portes de l'ambassade de l'Equateur. "Si le Royaume-Uni n'a pas violé la convention de Vienne sur l'immunité diplomatique, c'est parce que le monde entier regardait" a-t-il déclaré.

    Le Times ajoute "La Police a refusé de commenter ces propos mais il est entendu que les parties communes de cet immeuble qui ne sont pas soumises à l'immunité diplomatique, ont été un temps investies par la police". Surtout le discours de Julian Assange s'est dirigé contre les Etats-Unis leur demandant de "cesser ce qu'il qualifie de " chasse aux sorcières".

    Une vague de protestations gagne la Chine. Protestations à l'encontre du Japon.

    Par endroits, la protestation s'est transformée en colère. C'est l'International Herald Tribune qui l'explique en Une. "La tension s'est intensifiée ce week-end entre les deux états au sujet du statut très disputé de ces îles que les Japonais appellent Senkaku et que les Chinois ont baptisé Diaoyu. Ce chapelet d'îles rocheuses est proche de Taïwan.

    En Chine, les manifestations anti-Japon ont tourné - dans certaines villes - au saccage. Certains s'en sont pris à des véhicules de marque japonaise. Aux restaurants de sushis et à tous les commerces pouvant de près ou de loin avoir des liens avec le Japon. Certains magasins proclament désormais ne plus vendre de marchandise japonaise ".

    Les autorités chinoises ont tenté de minimiser l'impact de ces manifestations... Parlant de 200 marcheurs tout au plus... Mais des photos diffusées sur Internet - et en Une du Financial Times - témoignent d'action dans une douzaine de villes. Sur l'un de ces clichés, les manifestants se comptent en dizaine de milliers. Et leurs calicots sont plutôt agressifs. "Nous défendrons les îles Diaoyu jusqu'à la Mort". Ou encore "même si la Chine est recouverte de tombes, nous devons tuer tous les japonais". Pour le Financial Times" ces manifestations marquent la pire détérioration des relations sino-japonaises depuis plusieurs années".

    Un article encore. Au sujet de pilleurs de tombes ?

    Oui, Marie, un article du Times dénonce des pilleurs d'un nouveau genre. "Des bandes organisées éventrent les tombes de soldats morts sur le front de l'Est. Avec pour but de récupérer des souvenirs nazis et de les mettre en vente. Cela va des plaques d'identité militaires que les soldats portent autour du cou, jusqu'à des morceaux de chars". Le Times explique avoir "mis la main sur des centaines d'objet nazis provenant des champs de batailles de Demiansk, près de Novgorod, en Russie ou de Kurland en Lituanie. Un vendeur britannique - qui assure faire un commerce légal - témoigne qu'une large partie de ses concurrents s'alimentent en objets sur le marché russe. Un business que l'homme qualifie de mafieux".

    Le Times rappelle, qu'à part en Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, l’Autriche et la Hongrie interdisent la vente de souvenirs nazis. Le quotidien britannique ajoute "Tous les acheteurs ne sont pas des néo-nazis. Pas tous".

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